Podcast – Émission du 14 mai 2013

Podcast de l’émission du mardi 14 mai 2013.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Mathieu Fecteau, autour de son installation Grande mouture à L’Oeil de poisson;
  • Entrevue avec Maryse Goudreau, pour son exposition Port d’attache à VU;
  • Chronique de Dominique Savoie : commentaires sur les installations de Baptiste Debombourg et Stand de tir à L’Oeil de poisson.
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • Les sélections audio de Simon Roy : l’album The Ominous Sessions de Soviet Jazz.

Animation et recherche : Julie Gagné


Télécharger l’émission.

Revue de presse, 14 mai 2013

Voici les éléments choisis par notre collaborateur Raymond Poirier lors de sa revue de presse présentée lors de l’édition du 14 mai 2013 de L’Aérospatial :

Sélection audio, émission du 14 mai 2013

À chaque semaine, notre collaborateur Simon Roy nous propose ses sélections audio. Voici ses choix pour l’édition du mardi 14 mai 2013 :

Tirées de l’album The Ominous Sessions, de Soviet Jazz, sur Acustronica.

Extraits entendus lors de l’émission :

  • Delusionist
  • The Bus Driver
  • Jazz It Relentlessly
  • Jazz Failure

Au menu de l’émission du 14 mai 2013

Ce mardi à L’Aérospatial

Julie Gagné reçoit Mathieu Fecteau autour de son installation Grande mouture à L’Oeil de poisson, ainsi que Maryse Goudreau pour son exposition Port d’attache à VU.

En chronique: les commentaires de Dominique Savoie autour des installations de Baptiste Debombourg et Stand de tir à L’Oeil de poisson, la revue de presse de Raymond Poirier et la sélection audio de Simon Roy.

De 17h30 à 18h30 sur CKRL 89,1.

Expo-vente FEUE les 3, 4 et 5 mai à Méduse

L’Expo-vente de FEUE réunit le travail d’artistes de Québec dans les locaux vacants situés au 600, côte d’Abraham au sein même de la Coopérative Méduse. À l’image des premiers jours des centres d’artistes, les exposants investiront les locaux durant trois jours et proposeront une exposition réalisée selon des principes de collégialité et de collectivité.

Dessins, peintures, estampes, sculptures, zines, livres d’artistes et publications y seront installés et mis en vente. Cet événement encourage les initiatives d’organisation autogérée et témoigne de la volonté de la communauté artistique locale de mettre en oeuvre des moyens pour favoriser une diffusion ouverte et régulière de leur production.

Le prix de vente est fixé par l’artiste. Il sera possible de faire l’achat d’oeuvres sur place. 

Lancement le 3 mai, 17h. Les 4 et 5 mai, de 12h à 17h.

Artistes exposants

Marie-Pier April, Marie-Fauve Bélanger , Adam Bergeron, Charles-Étienne Brochu, Mathilde Cinq-Mars, Marie-Élène Couture, Guillaume Demers, Isabelle Demers, Audrée Demers-Roberge, Alexis Desgagnés, Emmanuelle Duret, Charles Fleur, Catherine Ferland, Frédérique Hamelin, Jean-Philippe Harvey, Olivier Hébert, Sébastien Hudon, Véronique Garneau-Allard, Andrée-Anne Gauthier, Marie-Claude Gendron, Anne-Christine Guy, Andréanne Jacques, Audrey Lahaie, Frédérique Laliberté, Amélie-Laurence Fortin, Sarah L’Hérault, Antoine Lortie, Catherine Magnan, Philippe Mainguy, Stéphanie Matte, OscarIndiaRomeo, Guillaume Adjutor Provost, Sarah Smith, Patrick Sternon, Cyrielle Tremblay, Maude V. Veilleux, C’est beau d’escabeau, La Ligne Nord.

"Turbo" de Baptiste Debombourg à L’Oeil de poisson

De l’Est à l’Ouest, le turbo réfère à une volonté de puissance. Au cours des années 80/90, il s’est démocratisé à tel point qu’il est devenu un véritable phénomène de mode infiltrant la culture populaire. Ce nouvel organe greffé au moteur, bien visible et souligné, permet d’afficher une supériorité, voir un moyen d’exister « en plus fort ». L’installation Turbo, en visitant la surenchère machiste, construit une fine parodie de cette manifestation typée et de ce qui la fonde: dépassement de soi, autorité dans la puissance et recherche d’une perfection à travers les prouesses matérielles.

Le projet d’envergure peut être approché comme une recherche autour de l’accident. L’oeuvre fait partie de ces pièces que l’artiste bâtit à partir d’un contexte historique et architectural. Turbo s’adapte à l’espace pour apporter une valeur concrète, plausible et ressentie à l’image d’un accident ou d’une violente perte de contrôle. L’influence des « grands espaces » en Amérique nourrit, pour l’artiste, cet effet d’imagination. Si le turbo est une machine à récupérer l’énergie perdue, l’exposition copie cette utilité en reprenant, comme dans une mise-en-situation, l’extravagante énergie (fossile) déployée par les amateurs de véhicules modifiés, Ski-doo, quads, Hummers, monster truck, etc. En addition, l’exposition pointe vers d’autres aspects de l’activité humaine et ce qui en résulte : les résidus de  consommation, les empreintes de l’homme dans la nature et son impact, souvent imprévu, dans le paysage.

Les sculptures et travaux de Baptiste Debombourg se manifestent avec l’utilisation de matériaux et formes qui relèvent une standardisation à outrance. Des meubles sériels ou du verre, des composants architecturaux subissent une partielle destruction lors d’un processus de construction orienté pour nous propulser dans une forme statique de violence. Depuis des années, l’artiste multiplie les projets internationaux et collaborations (Canada, États-Unis, France, Belgique, Angleterre, Allemagne, Suisse, Espagne, Italie, Suède, Serbie, Roumanie, Bosnie-Herzégovine, etc.).

Vernissage le vendredi le 3 mai dès 16H. Rencontre avec l’artiste à 20H.

Stand de tir: la trilogie se termine à L’Oeil de poisson

« Dans la vie, soit t’as du fun, soit t’apprends quelque chose. »- Jocelyn Robert

Pour la dernière étape de la trilogie d’oeuvres de Stand de Tir, écurie de chercheurs en jeux, vidéos et projets interactifs, le collectif OscarIndiaRomeo fait appel à un artiste bien connu du milieu, Mériol Lehmann, qui invite Frédérique Laliberté et Simon Paradis-Dionne à joindre l’équipe.

Inspiré par les stratégies créatives du sampling et du clip-art, Sampler Jocelyn Robert combine ludisme, interactivité, art audio et Formule 1. Par l’appropriation de contenus, d’éléments matériels et visuels provenant d’oeuvres et de jeux classiques, les artistes questionnent sans subtilité le droit d’auteur et le recyclage artistique.

Né en Suisse, mais vivant à Québec depuis de nombreuses années, Mériol Lehmann travaille en arts médiatiques et en photographie. Son travail a été présenté notamment à Québec au Mois Multi, au Festival de cinéma des Trois Amériques et à VU Photo, à Victoriaville au Festival International de Musique Actuelle ainsi qu’à Montréal à la Galerie B-312.

Frédérique Laliberté est une artiste active au sein du collectif On est tu heureux hen. Elle vit, travaille et fait le plein de nickel à Limoilou. Elle affectionne les néologismes, les corridors et les choses qui ne se peuvent pas.

Étudiant à la maîtrise en musique et technologies multimédias à l’Université Laval, la pratique de Simon Paradis allie la musique aux arts numériques et interactifs. Touche-à-tout, autodidacte et ingénieur informatique de formation, il travaille également à la réalisation d’enregistrements musicaux de nombreux artistes de Québec (dont lui-même !).

Vernissage le vendredi le 3 mai À 16H. Rencontre avec les artistes à 20H.

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