Archives de 15 novembre 2011

Oeuvres récentes de René Derouin à la Galerie Michel Guimont

La Galerie Michel Guimont présente, du 20 novembre au 11 décembre, une exposition exceptionnelle des oeuvres récentes de René Derouin. Un créateur hors norme qui continue de nous surprendre en présentant des bois relief polychromes et des papiers découpées tels des vitraux. Derouin, qui a fêté ses 75 ans cette année, a largement contribué au rayonnement des arts visuels. Ses oeuvres ont été présentées tout particulièrement au Québec, au Canada et au Mexique et également en France, aux .tats‐Unis, au Venezuela, en Australie et au Japon.

Soulignons également son importante contribution depuis plus de 20 ans pour le rayonnement de l’art au Québec avec le Symposium international de sculptures in situ à Val‐David. Soulignons que René Derouin fut récipiendaire, notamment, du Prix Paul‐.mile‐Borduas, du Prix de carrière du Conseil des Arts et des Lettres du Québec en 1999 et qu’il a reçu L’Ordre Mexicain de l’Aigle Aztèque en 2006.

«Cette exposition de mes oeuvres récentes à Québec me fait chaud au coeur après dix ans d’absence. J’ai eu des expositions importantes dans cette ville et j’y ai laissé des traces comme «Empreintes et reliefs», en 1983, au Musée du Québec. Exposition qui poursuivra sa trajectoire de diffusion vers Chicago, San‐Francisco et Mexico. Ensuite, le projet Migrations, 20,000 statuettes de céramique, qui débuta au Museo Rufino Tamayo à Mexico et se termina au Musée national des beaux‐arts du Québec, en 1992. Cette oeuvre fut larguée, en 1994, au fond du fleuve Saint‐Laurent en mémoire à notre migration. Enfin, viendra la grande murale Paraiso : La dualité du baroque, en 1999, au Musée de la civilisation; sûrement, l’oeuvre d’art public la plus significative de mon cheminement Nord‐Sud à travers les Amériques. Je suis arrivé dans ma carrière à l’âge du legs et mes oeuvres en parlent abondamment : Expérience et Engagement.»

René Derouin ‐ Né à Montréal en 1936, René Derouin habite Val‐David, dans les Laurentides. Depuis plus de cinquante ans, les explorations de cet artiste multidisciplinaire progressent au fur et à mesure de ses voyages à partir desquels Derouin sonde  l’identité continentale des Amériques, du Nord au Sud. Dès 1955, il se penche sur les cultures précolombiennes et se familiarise avec l’art mural mexicain. Il poursuit ses recherches également dans le Grand Nord québécois. En quête de ses racines, il creuse ainsi l’idée d’américanité, fouillant dans les mémoires culturelles et territoriales, les questions de migration et de métissage, d’hier et d’aujourd’hui. Il en ressort une démarche exemplaire, éminemment actuelle, elle‐même métisse et baroque, qui va de la gravure  du dessin, passant par la sculpture et l’installation. Précurseur du Land Art au Québec, Derouin nous parle dans son oeuvre des territoires et des personnes qui les habitent

L’exposition collective "Peut mieux faire" à L’Oeil de poisson dès le 18 novembre

Comme en salle de classe, l’histoire de l’art décèle des groupes, identifie des courants et mouvements, retient certains noms qui font date. Pour l’exposition de groupe Peut mieux faire, une quarantaine d’artistes et de créateurs invités a travaillé avec le même matériau de base : le fameux « Cahier Canada Hilroy », devenu le sujet et le support d’un terrain de jeu géopolitique inusité.

À la manière des projets rassembleurs de l’OEil de Poisson, tous les espaces sont mis à profit. Le processus a débuté à la rentrée d’août-septembre dernier dans une dynamique d’un art-en-train-de-se-faire et inspiré des salons de lecture ou des cabinets de curiosités. Le mode de sélection des artistes a privilégié le caractère transgénérationnel et transdisciplinaire, leurs provenances variées et leur ouverture à prendre les chemins de traverse.

L’intitulé Peut mieux faire renvoie bien sûr au commentaire de l’enseignant sur le bulletin de notes mais aussi aux conditionnements sociaux dont les valeurs imposées seraient la productivité et la perfection, inatteignables. Les artistes eux-mêmes n’échappent pas toujours à l’expression de la nouveauté-pour-la-nouveauté, de la compétition entre pairs et des modes de validation artistique qui empêchent chacun de se reposer sur ses lauriers. Visant la modestie, le fait main tout autant que le foisonnement et la pluralité des interprétations du cahier modèle par les artistes, l’exposition pivote autour d’une immense table centrale où l’esprit de collégialité est condensé et autour de laquelle de multiples installations et interventions suscitent des liens en périphérie.

Artistes participants : Ivan Binet & Florence Le Blanc, Pierre-Luc Brouillette, Eve Cadieux, Blaise Carrier-Chouinard, Marianne Chevalier, Sylvie Cotton, Florent Cousineau & Lisanne Nadeau, Annie Descôteaux, Patrice Duchesne, Alexis Desgagnés, Amélie Laurence Fortin, Caroline Gagné, Claudie Gagnon, Gaëtan Gosselin, Charles Guilbert & Serge Murphy, Marcel Jean, Isabelle Laverdière, Félix Leblanc, Paryse Martin, Michael Merrill, Jean-Marc Mathieu-Lajoie, OBV, Julie Picard, Yann Pocreau, Guillaume Adjutor Provost & Maude Veilleux V, François Raymond, Réplique Franche – Liberté, Nouveauté, Renommée & C’est beau escabeau éditions, Denis Simard, Andrea Szilasi, Serge Tousignant, Marie-France Tremblay, Raynald Tremblay et bien d’autres.

Du 18 novembre au 18 décembre 2011. Vernissage le vendredi 18 novembre, 20h.

Au cours du mois de décembre, l’événement accueillera également un Atelier Cahiers d’écriture (2 décembre à 17h), ainsi qu’un Atelier Dessins enfants/parents (10 décembre de 14h à 17h). Inscription par courriel à peutmieuxfaireoeil@gmail.com.

Lancement de la publication "Hydra Era" à L’Oeil de poisson

Le 18 novembre prochain, à 19h, se tiendra le lancement de la publication Hydra Era, projet dirigé par Guillaume Adjutor Provost et regroupant 5 collaborateurs de Québec, Montréal et Toronto.

Réalisée en collaboration avec l’OEil de Poisson et soutenue par la mesure d’aide à la publication de Première Ovation, Hydra Era est une plateforme imprimée ralliant des écrits théoriques ainsi que des propositions visuelles et littéraires, véritables témoins de la connivence de pensée que l’artiste émergent Guillaume Adjutor Provost entretient avec d’autres artistes et écrivains : Alexis Desgagnés, Emily DiCarlo, Jacob Ireland, Hugo Nadeau et Maude Veilleux V. En cela, les différents auteurs du livre abordent l’écriture en un parcours singulier, explorant l’errance, la séquentialité, la fascination, l’immanence, la stupeur et la fractale. C’est dans ce foisonnement d’idées que l’Hydre, cette image de la multiplicité, bête vorace et multi-encéphalique, sert ultimement d’emblème au projet.

Exposant de l’OEil de Poisson en mai-juin dernier, Guillaume Adjutor Provost présentait Hydres, une installation protéiforme et inclusive, tout en partageant sa tribune avec différents acteurs. Artiste métadisciplinaire, il poursuit des études doctorales à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche portent sur le rôle modulable des pratiques curatoriales et des artistes-commissaires.

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