Exposition en duo d’Anouk Desloges et Dgino Cantin à Regart

Pour l’ouverture de la saison 2012, Regart a le plaisir de présenter une exposition regroupant les oeuvres d’Anouk Desloges et de Dgino Cantin.

Cette exposition est la rencontre en galerie de deux artistes aux pratiques distinctes mais ayant toutes deux trait à l’intime et au corps. Dgino Cantin présente ici des « paysages portatifs », assemblages d’éléments poétiques entre objets décoratifs et sculptures. Anouk Desloges, quant à elle, expose neuf nouvelles broderies faisant référence au test de Rorschach. Nous vous invitons au vernissage le jeudi 26 janvier, à partir de 17h, en présence des artistes.

 

Mon corps est une planète

Occupant la travée centrale de la galerie, Dgino Cantin nous propose son installation intitulée Mon corps est une planète. Il nous plonge ici dans un univers étonnant constitué de sculptures hybrides et de deux séries de dessins. Partant du motif du paysage, qu’il soit urbain ou bucolique, l’artiste travaille sur la manipulation, le modelage de l’objet pour créer des artefacts poétiques.

« Fidèle à ma manière de fonctionner, je conçois ces paysages par assemblage. Ils se forment grâce à la rencontre de différents objets (trouvés, donnés, manufacturés). Ils naissent d’un dialogue, d’un bricolage, d’un tâtonnement. »

Parfois greffées à des accessoires corporels, comme un chapeau ou une chaussure, parfois accrochées au corps d’un animal, ces compositions hétéroclites se transforment en maquettes portatives. Pour l’artiste, le paysage est un prétexte, un point de départ pour animer ses assemblages et stimuler l’imaginaire. Chacune de ses sculptures traduit avec délicatesse les souvenirs attachés aux paysages évoqués. Dans cette installation, le corps humain ou animal devient alors socle sculptural, comme une métaphore de l’influence qu’exerce sur nous notre environnement.

Dgino Cantin vit et travaille à Québec où il a obtenu, en 2004, un diplôme de maîtrise en arts visuels de l’Université Laval. Il est récipiendaire de nombreux prix dont le Prix Videre, catégorie « relève » qu’il a reçu pour sa première exposition intitulée Pour la suite des choses. L’artiste a présenté de nombreuses expositions lors d’événements collectifs et d’expositions individuelles, notamment à VU (Québec), à Caravansérail (Rimouski) ainsi qu’à la Manif d’art de Québec. En collaboration avec l’artiste Charles Guilbert, il publie en 2010 au centre Sagamie (Alma)  Les bûcherons de l’impossible.

 

Le Rorschach de la résidence

Au fond de la galerie, dans une ambiance feutrée, Anouk Desloges a installé ses neuf broderies encastrées dans des boîtes lumineuses, tel un laboratoire graphique. L’exposition qu’elle nous dévoile ici a été conçue lors d’une résidence de création au CAMAC, centre d’art situé en France, en 2010. Lors de son séjour, l’artiste a recueilli les paroles et les confidences des autres artistes en résidence qu’elle a ensuite retranscrites en effigies brodées, son médium de prédilection.

« Tout en gardant une marge de subjectivité importante, les images créées présentent chacun des participants, comme s’ils agissaient eux-mêmes en tant que planche de Rorschach. »

De ces échanges avec ses pairs, Anouk Desloges a analysé et extrait des traits de personnalité marquants, afin de produire des portraits cryptés et stylisés à la manière des taches d’encre de Rorschach. Les broderies symétriques, réalisées sur plastique transparent, sont agencées aux paroles respectives gravées au laser et mises en valeur dans des boîtes lumineuses noires. Ainsi exploitées, les confidences transformées en éléments graphiques sont mises à nu et vouées à la surinterprétation du spectateur. Anouk Desloges nous invite ici à décrypter son langage artistique tout autant que les traits de personnalités de ses « patients ». Avec cette installation, l’artiste propose une mise en abîme de l’intime où le regardeur peut devenir tour à tour témoin, observateur et voyeur.

Anouk Desloges, vit et travaille à Québec où elle obtient son diplôme de premier cycle de l’Université Laval en arts plastiques en 2006 et termine ensuite une technique en sculpture à la Maison des Métiers d’Art. Ses derniers travaux présentés en sculpture lui ont valu plusieurs prix dont Tomber dans l’OEil de L’OEIL de Poisson, le Grand Prix MMAQ et plusieurs bourses au mérite.

Jusqu’au 26 février à Regart.

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