« Les ratés sympathiques font de l’art » à la Galerie Tzara

Les arts visuels passent trop souvent sous le radar des médias populaires. Loin d’en rester à ce constat déplorable, l’événement « Les ratés sympathiques font de l’art » souhaite stimuler la médiation culturelle et jeter des ponts entre le monde des journalistes et celui des artistes, permettant ainsi de déboulonner quelques idées reçues.

La faible présence médiatique des arts visuels s’explique sans doute par une méconnaissance de cette discipline par les journalistes qui souvent, avouent ne rien comprendre à ce monde qui leur paraît complexe et hautain. En acceptant de se commettre, les journalistes vont connaître les joies comme les angoisses de la création. À l’inverse, les artistes ne maîtrisent pas toujours les rouages du monde des communications. En assumant momentanément le rôle de critique, les artistes vont découvrir la réalité stimulante mais stressante du journaliste. En initiant les uns aux contraintes des autres, « Les ratés sympathiques font de l’art », propose d’amorcer le dialogue entre les médias et les artistes sur de nouvelles bases fondées sur une meilleure compréhension mutuelle.

Les conceptrices Gaëlle Généreux et Catherine-Eve Gadoury ont convaincu des représentants des principaux médias de Québec à se prêter au jeu. Il sera donc possible de découvrir les talents cachés de Diane Martin (animatrice de Retour sur le monde à la Première chaîne radio de Radio-Canada), de Julie Gagné (chroniqueure en arts visuels au Voir et animatrice de L’Aérospatial à CKRL) ou de Josiane Desloges (critique en arts visuels au Soleil), pour ne nommer que ceux-là. Chaque « raté sympathique » sera jumelé à un « critique d’un soir » qui aura la tâche de commenter leur travail. Martin Bureau, Cooke-Sasseville et Jocelyn Robert font partie de la liste des artistes qui troqueront leurs outils de créateurs pour ceux du journaliste. En tout, 14 journalistes et 14 artistes prennent part à cette joyeuse aventure qui met l’art à l’honneur !

Le grand public est convié le 27 avril dès 18 h à la Galerie Tzara pour un vernissage en présence des participants tant journalistes qu’artistes. L’animation de la soirée a été confiée à Patrick Guérard qui, en plus de mener l’encan crié, prendra un malin plaisir à demander aux critiques de commenter les oeuvres devant leurs auteurs. Le montant d’argent récolté lors de cet encan constituera la bourse Souffle, qui sera remise à un ou une artiste de la ville de Québec participant à la Manif d’art 6.

L’événement comporte également deux autres rendez-vous conçus pour approfondir les enjeux soulevés. Le dimanche 29 avril à 14 h, une conférence de Françoise Lucbert, professeure d’histoire de l’art à l’Université Laval, traitera de l’évolution des relations entre peintres et critiques au XIXe siècle. Puis, samedi 5 mai à 14 h, une table ronde intitulée « la critique d’art en mutation » est prévue.

Au final, le but de cet exercice de médiation culturelle, tout en démystifiant le travail des journalistes et des artistes, est de sensibiliser un vaste public aux arts visuels. Qui a dit que les arts visuels passent trop souvent sous le radar des médias populaires?

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