La Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli, du 19 au 29 juillet 2012

En lettres d’or et de feu, l’hospitalité est déposée en plein coeur de la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli. La figure de l’hôte et celle de l’invité déjà apparaissent. Entre les deux, le lieu du voyage, de la rencontre, de l’hostilité parfois, et surtout, d’une possible « transformation ». Métaphore de la création et clin d’oeil au tourisme qui anime quantité d’entreprises locales, l’hospitalité appelle un ensemble de gestes par lesquels s’invente le contact avec l’étranger, sous toutes ses formes.

Lors de cette édition de la Biennale, sept artistes établis et de la relève sculpteront donc l’hospitalité, en plein air et devant le public. Dix jours durant, Michael Fernandes habitera littéralement son oeuvre; Émilie Bernard façonnera des objets énigmatiques et délicats qu’elle offrira aux passants; Massimo Guerrera conviera les visiteurs à converser et à sculpter avec lui; avec ses ciseaux à bois, Jean-Robert Drouillard créera en taille directe une figure mi-adolescente mi-animale; Michel Saulnier construira un béluga géant avec des boîtes de carton recylées; avec des retailles de bois, Georges Audet tricotera un tapis-radeau qu’il mettra en mer; et Giorgia Volpe composera une installation d’envergure avec des balais de sorcière, figure sylvestre de l’hospitalité.

En plus des sept artistes travaillant sur le site, la programmation comprends : une conférence déambulatoire de Guy Sioui-Durand sur la mémoire artistique très vive de Saint-Jean-Port-Joli; une performance collaborative de PME-Art; une soirée de films; un poète en résidence, François Turcot; une démonstration de coutellerie, des concerts, une exposition du Collectif Sept cabanes; des soupers festifs, des ateliers pour les enfants et des manifestations artistiques spontanées.

En coulisse de l’événement, on devinera la silhouette du quêteux Ti-Jean Gagnon. Ce personnage vaguement étranger qui déambulait entre Lévis et Rimouski dans les années 1920 et 1930 suscitait tout autant la crainte que la bienveillance. Il était libre d’attaches et pourtant ancré dans le territoire. D’une certaine façon, la Biennale est placée sous sa protection.

La population tout comme les artistes sont invités du 19 au 29 juillet à sortir leurs bancs de quêteux et à s’ouvrir aux formes multiples, intriguantes et fascinantes de la sculpture, cet hôte étrange. En toute convivialité.

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