8e édition de « Banc d’essai » à la Galerie des arts visuels

La Galerie des arts visuels présente l’exposition Banc d’essai  qui regroupe les oeuvres récentes de jeunes artistes en cours de formation à l’École des arts visuels et médiatiques. Cette année, quatre d’entre eux ont été sélectionnés par jury, il s’agit de Stéphanie Auger, Camille Bernard-Gravel, Charles-Étienne Brochu et Karine Locatelli.

Stéphanie Auger propose une suite d’oeuvres sur papier de petits formats où les noirs et les bleus profonds dominent. Les compositions abstraites et gestuelles démontrent une attention fine aux qualités de la matière: pigment, aquarelle, gouache… Les formes organiques et denses témoignent, de la part de l’artiste, d’une grande spontanéité et d’une sensibilité fine à l’espace qu’elle habite. À noter que Stéphanie Auger poursuit actuellement ses études à l’École supérieure des beaux-arts de Marseille, dans le cadre d’un échange avec l’École des arts visuels et médiatiques.

Chez  Camille Bernard-Gravel il est question du regard, de ces impressions simples et lumineuses que nous offre le quotidien: la lumière, le mouvement qui la fait vaciller, l’eau et les réflexions qu’elle enclenche. L’eau devient ainsi une substance privilégiée dont l’artiste exploite les effets visuels et sonores. Dans des constructions artisanales, aux mécanismes bricolés, elle recrée la pluie, elle invente des paysages.

Charles-Étienne Brochu démontre un savoir-faire indéniable en ce qui a trait aux techniques du dessin et de l’illustration. Il met cette précision du geste au service d’une narration trouble. Les couleurs acidulées, les personnages aux visages attachants se heurtent à l’introduction d’un doute, d’une brèche. Un animal écorché, un fusil caché dans une composition chargée, induisent une inquiétude, une dualité non résolue.

Karine Locatelli se consacre elle aussi au dessin et le plus souvent sur toile. Dessins tout en noir et blanc, multitude de traits, de tracés, de lignes hachurées. Ici un paysage esquissé, là une vue en plongée d’un étrange jardin dont quelques signes nous indiquent la présence des passants dans la ville. La ville que l’artiste aime investir, avec des portions de textes, des fragments poétiques. Comme cette intervention in situ dans le paysage urbain, à proximité de l’école, qu’elle nous propose dans le cadre de ce Banc d’essai 2013.

Jusqu’au 31 mars 2013, à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval.

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