Guillaume Simoneau et Josée Pedneault à VU

Guillaume Simoneau, Love & War

Il y a des amours que la guerre mutile. Des amours passionnés portant la promesse de l¹impossible et de l¹inimaginable, pourtant déchus par les circonstances inattendues qui font l¹histoire. Des amours déchirés; des amours détruits. Des amours, mais aussi des visages changés, transformés, durcis. Des visages rongés par la mort, fatigués par la vie. Et parmi ces
visages, celui de Caroline, jeune recrue de l¹armée américaine avec laquelle le photographe a entretenu une relation amoureuse perturbée par l¹expérience de la guerre en Irak. Au fil des années, l¹insouciance adolescente semble peu à peu s¹estomper de ce visage, révélant les traits impavides et séducteurs d¹une femme éprouvée par l¹inhumanité militaire. Témoignant des écueils et des impasses de sa relation avec Caroline, Guillaume Simoneau montre que les jeux de l¹amour sont difficilement solubles dans l¹art de la guerre.

Né à Lévis en 1978, Guillaume Simoneau vit et travaille à Montréal. Après avoir étudié les sciences pures, Guillaume Simoneau a bénéficié d¹une formation en photographie au collège Dawson (2000) et reçu l’enseignement de Paul Graham, Rineke Dijkstra et l¹éditeur Michael Mack dans le cadre des ateliers organisés par la fondation Botin (Santander, Espagne). Depuis 2011, sa série Love & War a été présentée à la galerie Les Territoires de Montréal et à la galerie CONTACT de Toronto.

Josée Pedneault, Le Présage

Notre existence se déplie-t-elle selon une logique décidée d’avance? Existe-t-il une chose telle que la prédestination? L’instant d’un projet, Josée Pedneault a décidé de répondre à ces questions par l’affirmative et de s’intéresser à l’hypothèse d’une proximité synchronique entre certains événements, entre certaines images. Quittant volontiers les territoires gouvernés par la raison, l’artiste a entrepris une quête existentielle tragicomique dont témoignent les coïncidences sémiotiques et symboliques qui interviennent au sein d’une série d’images procédant moins d’une finalité précise que d’un état de vagabondage.

Josée Pedneault vit et travaille à Montréal. En 2005, elle a complété une Maîtrise en arts plastiques à l’Université Concordia. Depuis 2006, elle a été artiste en résidence au Ujazdowski Castle, en Pologne (2006), à la Cité des Arts, à Paris (2008), au studio du Québec, à Mexico (2009) et à Sím Reykjavik residency, en Islande (2011). Son travail a été présenté au Canada, en Europe et en Asie. Ses recherches artistiques ont été soutenues par plusieurs bourses du Conseil des arts du Québec et du Canada en plus de s’être mérité le Prix du public le Devoir/Contact Image au et le William Blair Bruce European Fine Art Travel Scholarship.

Jusqu’au 6 octobre 2013, à VU.

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