Oscar M. Garcia à La Chambre blanche

Oscar M. García est un artiste conceptuel mexicain qui aborde divers phénomènes sociaux comme la migration politique, le trafic de drogue, la mémoire collective quotidienne, l’oubli et l’indifférence. Son projet, Construction d’un signal, vise à engendrer une séquence d’études visuelles sur la fumée – manifestation éphémère d’une circonstance, qui se dissipe et tombe dans l’oubli. En employant l’approche des illustrations scientifiques, l’artiste entame une réflexion sur les systèmes de communication de masse qui, tout en étant une occurrence naturelle et sociale de grande importance, sont symboliquement représentés par l’image de cet élément évanescent, dont la nature fait référence à la notion plus générale de transformation de la matière.

Oscar M. García soulève l’idée que les œuvres présentées peuvent fonctionner comme une métaphore comparative à l’éruption du Popocatepetl (volcan mexicain, situé près de la capitale), à la violence au Mexique et dans le monde entier, mais aussi, à la transformation apparente de l’église, et les catastrophes pétrolières. Avec Construction d’un signal, l’artiste propose de remettre en cause l’étude de ces phénomènes, de «geler» le signal dans un geste mnémonique, tout en soulignant sa constitution dynamique et l’importance de sa structure évolutive. García cherche à déceler le moment exact quand la mémoire cède sa place à l’indifférence, figeant les phénomènes et effaçant les traces de leur dynamisme. L’exposition entière est conçue à l’image de la fumée – de la matière visuelle et sonore qui s’inscrit dans l’atmosphère tout en s’évaporant, comme une ligne dans l’eau.

Oscar M. García est né au Mexique en 1970. Il a étudié les arts à l’Université Autonome du Sinaloa et a obtenu un diplôme en arts visuels de l’Université Autonome du Mexique. Il a fait partie des ateliers donnés par des artistes comme Rafael Ortega, Miguel Calderon, entre autres. Il a été honoré par de multiples prix et distinctions, dont le prix national OMNILIFE (l’événement Johnny Walker dans le Musée d’art moderne de la ville de Mexico) et le prix d’État Antonio Lopez Saenz (la biennale plastique du Sinaloa), la bourse pour jeunes artistes du Fonds National pour la culture et les arts du Mexique (FONCA), la subvention de résidence par l’École d’art Mason Gross à l’Université Rutgers, New Jersey (É.-U.). Son travail a été présenté lors de plusieurs expositions, biennales et événements à New York (É.-U.), Brasilia (BR), San Juan (Puerto Rico), Taiwan (Chine), Paris (FR), entre autres.

Ouverture de la résidence, en formule 5 à 7, le jeudi 3 octobre 2013.

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