Mika Goodfriend, André Barrette et Tristan Fortin Le Breton à VU

Mika Goodfriend, Snowbirds

La migration saisonnière vers des cieux plus cléments est observable chez une partie de la population québécoise. Si l’ornithologue se dote d’une longue-vue, Mika Goodfriend s’est quant à lui muni d’une chambre photographique de grand format pour observer les Snowbirds dans leu habitat naturel, le parc de maisons mobiles. À l’encontre de l’observatoire, c’est dans un bain culturel que l’artiste a plongé. À la rencontre de retraités dorés, il a savamment posé son appareil dans l’intimité de leur bonheur commode. La série Snowbirds est un documentaire social léché qui nous introduit dans une de ces enclaves québécoises en Floride, dans un de ces lieux où une volée de francophones dépose son bagage culturel à chaque hiver. Avec une distance et une rigueur propre à la photographie documentaire, Goodfriend aborde l’intimité de ses sujets dans une pudeur respectueuse.

Mika Goodfriend vit et travaille à Montréal où il poursuit une maîtrise en photographie à l’Université de Concordia. Sa démarche artistique s’intéresse aux formes d’expression de l’identité et de la culture québécoises. Récemment, il a été récipiendaire de distinctions telles que le Fast Forward de Magenta en 2011 ainsi que le prix national du BMO 1st Art! en 2012 qui lui a valu une exposition au MOCCA. Ses oeuvres ont été présentées au Canada et en Europe et font partie de plusieurs collections publiques et privées, notamment la Banque de Montréal.

André Barrette et Tristan Fortin Le Breton, Sur la terre comme au ciel

L’exposition Sur la terre comme au ciel réunit les projets photographiques New Free Safe Little Life d’André Barrette et Les parages de Tristan Fortin Le Breton.

New Free Safe Little Life poursuit la recherche amorcée par André Barrette avec la série ALL U CAN EAT. Comme dans cette série, qui détournait des bannières publicitaires tirées par un avion qui survole les plages de la côte est américaine, New Free Safe Little Life utilise la typographie rudimentaire de ces bannières pour construire un commentaire sur la vie quotidienne au sein de la société de consommation.

Avec Les parages, Tristan Fortin Le Breton parcourt les banlieues québécoises afin de photographier l’étalement urbain à l’aide d’une caméra grand format et d’une vieille lentille. L’artiste témoigne ainsi de notre prospérité contemporaine. Bien ancrés dans le réel, Les parages sont des espaces pluriels et indéfinis, dépourvus de spécificité et en marge de ce qui donne sens aux lieux. Ce sont des friches, des terrains vagues et des petits boisés qui environnent les power centers, les parcs industriels et les category killers, eux-mêmes parages des villes dortoirs et des autoroutes de contournement. Chacun à leur manière, Barrette et Fortin Le Breton forcent le même constat : les splendeurs de la consommation ont fait de la terre un paradis, et les dieux font comme tout le monde leurs emplettes au lifestyle center.

André Barrette est né en 1958 à Espanola, Ontario. Il vit et travaille à Québec où il est actif dans le milieu de la photographie depuis plus de vingt-cinq ans. L’artiste a présenté son travail au Québec à la Galerie VOX de Montréal, à L’espace F de Matane, en France et à Cracovie en Pologne. Depuis 2000, il développe une production photographique résolument dépouillée, aux chromatismes subtils, qui entretient une relation équivoque avec le sujet initiaI. Récemment, sa série ALL U CAN EAT a été présentée à Gallery 44 de Toronto, au centre VU de Québec et à la Fototeca de La Havane à Cuba. En 2008, il participe à la Manifestation international d’art de Québec et à l’exposition Zacharie Vincent et ses amis à l’Espace 400e, puis, en 2011, à l’exposition Images instantanées? présentée par l’AutocART des arts visuels.

Originaire de Longueuil, Tristan Fortin Le Breton a obtenu en 2001 un baccalauréat en arts visuels, avec spécialisation en photographie, à l’Université Concordia. Depuis quelques années, il témoigne, par l’image, de différentes transformations survenues dans les espaces périurbains. Son approche explore la notion de paysage et notre rapport à l’environnement.

Du 10 janvier au 9 février 2014, à VU. Vernissage le vendredi 10 janvier, 17h.

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