Une carte blanche à Alexandre David pour ouvrir la saison 2014 de l’Oeil de poisson

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Alexandre David, Ensemble

Afin d’ouvrir sa nouvelle saison en grand, l’Œil de Poisson récidive en offrant carte blanche à un artiste dont la carrière et le travail se distinguent. Cette année, le centre a le plaisir d’accueillir Alexandre David.

Après un passage remarqué à l’Œil en 2003, David a choisi de réaliser pour l’occasion une installation architecturale monumentale. Intitulée Ensemble, l’œuvre se déploie à la fois dans la grande et la petite galerie et propose au visiteur une expérience immersive de l’espace. Conçue pour être parcourue, investie et questionnée, l’œuvre de David invite le visiteur à déambuler pour en expérimenter les différentes perspectives et en inventer les usages.

La pratique d’Alexandre David propose une approche hybride entre la sculpture et l’architecture. Bien que familière, les constructions qui en découlent transforment et réorganisent l’espace tout en rendant visibles et tangibles ses paramètres et composantes. Lieux immersifs, elles se veulent également des lieux de déambulation et d’expérience s’inscrivant dans le temps et l’espace.

S’échelonnant sur plus de 20 ans, le parcours d’Alexandre David est ponctué de nombreuses expositions dans les musées, galeries et centres d’artistes à travers le monde. Son travail a notamment été présenté à YYZ à Toronto, à l’Espace Tilt à Lausanne, à l’Hales Gallery de Londres, au Stedelijk Museum d’Amsterdam et au Musée d’art contemporain de Montréal. Il a été récipiendaire des prix Louis-Comtois (2006), de la Banque Barclays (1991) et fut deux fois lauréat au Gala des arts visuels de l’AGAC (2011 et 2012). Il est représenté par la Parisian Laundry à Montréal.

Invités par Alexandre David, Diane Borsato, Joe Hambleton et Yam Lau présenteront une œuvre dans l’entrée vidéo.

Diane BorsatoApiary Videos

Tournée dans des décors urbains variés – toits, jardins, parcs, friches industrielles –, Apiary videos fait le portrait d’apiculteurs de huit régions différentes méditant auprès de leur rucher. Caractéristique de la démarche relationnelle de Borsato, la vidéo met en lumière les liens subtils qui unissent les apiculteurs et leurs abeilles.

Pluridisciplinaire, la pratique de Diane Borsato touche à la performance, à l’intervention, à la vidéo, à l’installation et à la photographie. Empreintes d’humanité et de sensibilité, les œuvres de cette artiste témoignent fréquemment de l’angoisse de la solitude et de la quête de réconfort.

Diane Borsato est présentement professeure associée au Studio Art de l’Université de Guelph. Ses œuvres ont été exposées dans plusieurs galeries et musées au Canada et à l’international notamment à l’Art Gallery of Ontario, à la Vancouver Art Gallery, au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée d’art contemporain du Val-de-Marne et au Casino Luxembourg.

Joe Hambleton, Days of Future Past

Utilisant la technique du « cut-up », Days of Future Past présente un récit à caractère autobiographique étroitement associé au passé d’Hambleton. L’apparition mystérieuse d’objets familiers ravive des souvenirs qui, tout en évoquant les peurs et les insécurités de l’artiste devant l’avenir, l’amènent à avoir une meilleure compréhension de son passé.

À l’image d’un conteur, Joe Hambleton utilise la vidéo pour créer des œuvres renvoyant à divers aspects de sa vie personnelle. Par la recherche et l’expérimentation, il s’intéresse aux dispositifs narratifs en usage dans les médias populaires afin d’altérer constamment son processus de création.

Originaire de Windsor en Ontario, Joe Hambleton vit à Toronto et y travaille comme artiste et enseignant. Ses œuvres ont été présentées à l’occasion de différentes expositions individuelles et collectives ainsi que dans de nombreux festivals en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Il est représenté par la Pari Nadimi Gallery à Toronto.

Yam Lau, Rotation

Esquisse préparatoire, Rotation propose une expérimentation autour de la place publique du village Xian, un bidonville appelé à être démoli à Guangzhou en Chine. Suivant un déplacement inverse, deux séquences vidéo superposées produisent un mouvement opposé entraînant une distorsion spatio-temporelle. Ainsi, tel un témoin du passé, ce lieu, toujours animé par quelques résidents, semble résister au développement urbain accéléré qui touche la Chine depuis déjà plusieurs années.

Le travail de Yam Lau explore les nouvelles formes et qualités de l’espace, du temps et de l’image au travers de la peinture, de l’animation générée par ordinateur et de la vidéo.

Né à Hong Kong, Yam Lau a complété une maîtrise en beaux-arts à l’Université de l’Alberta. Il vit et travaille à Toronto où il enseigne la peinture à l’Université York. Son travail a été exposé à de nombreuses reprises au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Chine. Lau a également rédigé des textes sur l’art et le design. Il est aussi le cofondateur du projet artistique Donkey Institute of Contemporary Art initié à Pékin en 2009. Il est représenté par la Galerie Antoine Ertaskiran à Montréal, la Katzman Contemporary à Toronto et le Yuanfen New Media Art Space à Pékin.

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