« Vente de feu » de Denys Morisset jusqu’au 25 janvier

Amateur de canulars et autres jeux sémantiques, Denys Morisset aurait adoré que l’expression VENTE DE FEU soit accolée à un événement artistique. L’esprit frondeur de cet artiste hors-norme a inspiré ce titre méticuleusement choisi par Pierre Bernier pour trois raisons distinctes. D’abord, il s’agit de rendre hommage à feu Denys Morisset, artiste flamboyant. Ensuite, parce qu’il sera possible pour une première fois de fureter dans la totalité de la production que Morisset avait encore en sa possession au moment de son décès, donnant ainsi des allures de bazar à l’événement. Et, finalement, parce que tout doit être vendu, car, après cette exposition charnière de sa carrière posthume, les œuvres considérées comme « invendables » seront brûlées selon le souhait de l’artiste lui-même.

Morisset préférait que ces tableaux finissent incinérés plutôt qu’ils disparaissent sous une lourde couche de poussière, derrière les portes closes d’un entrepôt anonyme. Ironiquement, cet autodafé aura comme « effet pervers » d’augmenter la valeur des « œuvres qui vivent chez les collectionneurs devant leurs connaissances, plutôt que de sombrer dans un musée ».

Aussi, un appel est lancé aux gens qui ont en leur possession une œuvre de Denys Morisset. Ceux qui pourront produire une photographie et donner les dimensions et autres informations pertinentes au sujet du tableau se verront remettre gratuitement un dessin au fusain de leur choix. Cette initiative a encore une fois pour but de conforter les collectionneurs de Morisset, de mieux les connaître et de répertorier le corpus de l’artiste.

Comme légataire de l’ensemble des œuvres de Morisset, Pierre Bernier n’a jamais cessé de multiplier les occasions de célébrer le talent de cet artiste hors du commun. Pour mémoire, rappelons l’événement Morisset… Mort ici qui occupait 6 lieux atypiques en 2009. Au bout d’un quart de siècle, Bernier a choisi de respecter les vœux de Morisset et de se délester de cette mémoire par procuration. VENTE DE FEU Morisset, se veut l’ultime coup d’éclat d’un artiste qui aura inlassablement rejeté les dogmes et les poncifs de l’art officiel. Seul le tribunal de l’histoire pourra désormais juger cet artiste indomptable.

Jusqu’au 25 janvier 2015, au 365 rue St-Jean. Hommage commémoratif des 25 ans de son décès le dimanche 25 janvier, de 12h à 21h.

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