Joseph Kieffer, Annie Descôteaux et Sarah-Mace Dennis à L’Oeil de poisson

Jusqu’au 8 février 2015

4d2efa64-5c20-41c0-92d6-5a6753c79def

Joseph Kieffer, Circule / Jubile 

Suite à une résidence de création et production stimulante de trois mois, Joseph Kieffer nous présente Circule / Jubile. Frappé par la place prépondérante de l’automobile dans la Ville de Québec, l’artiste a élaboré une œuvre autour d’un sujet chaud : le trafic autoroutier. Sculptures ingénieuses, dessins spontanés et photos s’amalgament pour former une installation jouant de façon ludique avec les symboles et les signes de la route. Générant des images à la fois fortes et poétiques, ces œuvres questionnent la place de l’humain dans la cité.

À l’occasion de son projet, l’artiste a réalisé diverses actions furtives dans la ville conjointement avec sa partenaire Marie-Pan. Ensemble, ils ont développé une pratique collaborative où sculpture et danse se rencontrent pour favoriser un croisement entre les arts visuels et l’art vivant. Plusieurs performances seront réalisées lors du vernissage.

« Dans mes projets, je cherche à aller vers les gens, en rapprochant la sculpture des arts populaires. Je veux parler aux gens, et en les secouant un peu, leur dire que je les trouve beaux et drôles.»

Joseph Kieffer a grandi dans l’Est de la France, dans une famille d’artistes et un environnement propice: des forêts pleines de ruines à explorer, des animaux fabuleux à portée de main, des outils qui traînent. De son château d’enfance, il a notamment gardé un goût pour la construction, les objets sacrés, et tout ce qui vieillit bien. Après son baccalauréat, il a intégré l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg, qui lui en a fait voir de toutes les couleurs. Depuis, il a exposé à de nombreuses occasions son travail en France et au Québec. Puis, en 2008, avec quelques collègues, il fonde l’atelier d’artistes La Semencerie, un grand terrain de jeu dans une friche industrielle qu’il occupe encore aujourd’hui.

a410523e-4d49-43d0-bb32-80e02ff7485e

Annie Descôteaux, Jeu d’échelles

À l’occasion de son exposition dans la petite galerie, Annie Descôteaux explore pour la première fois l’installation. Reprenant le langage visuel propre à son travail, Jeu d’échelles cherche à mettre en espace les objets retrouvés dans ses découpages. Ainsi, collages et assemblages se côtoient pour établir un dialogue entre l’objet réel et sa représentation. D’ordinaire minimalistes, les œuvres de Descôteaux se déploient ici dans un espace surchargé pour créer un univers incongru et particulièrement humoristique. De l’absurdité de ses amalgames naissent de petits récits donnant sens à ses compositions pour le moins inusitées.

À partir de cartons colorés qu’elle découpe, Annie Descôteaux crée des compositions en aplat où des objets familiers de tout acabit sont disposés dans un contexte épuré. À la fois séduisantes et intrigantes, les images issues de ce procédé révèlent un monde artificiel lui permettant, du même coup, de questionner celui dans lequel elle vit. Comme elle le souligne à juste titre : « Dans un monde ou l’obsolescence est programmée, les objets se cassent, se défilent et nous jouent des tours…»

Originaire de Québec, Annie Descôteaux vit et travaille à Montréal. Titulaire d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia, elle a présenté son travail à Axenéo7 (2012). De plus, elle a pris part à de nombreux évènements collectifs dont Stations, People, Eat, Drink (2014) de la Parisian Laundry, Champs amical (2014) à Occurrence et Comestibles (2011) à l’Atelier Mommen à Bruxelles. Ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections privées et publiques au Québec ainsi qu’à l’étranger.

6abfd9e0-2db3-4a9a-b53d-f0ab7bb31f57

Sarah-Mace Dennis, Swallow (Prelude)

Inspirée d’une expérience personnelle, Swallow (Prelude) est l’un des quatre éléments d’une installation vidéo du même nom. Abordant plus largement les thèmes de la conscience, de la subjectivité et du positionnement spirituel de l’individu dans le monde, l’œuvre explore les conséquences philosophiques, éthiques et religieuses du réveil à la suite d’un accident neurologique grave.

Par sa pratique multidisciplinaire, Sarah-Mace Dennis explore l’impact de la conscience – personnelle ou collective – sur la construction de la subjectivité et sur notre compréhension du temps, de l’espace et de la place que nous y occupons. Ses vidéos sont intimement liées à des histoires personnelles, fictives où à des événements culturels. Défiant notre conception linéaire et déterminée du temps, Dennis emprunte aux différentes techniques de l’image – de la photographie aux médias – afin de rendre perceptibles les énergies invisibles à l’œil.

Sarah-Mace Dennis est une artiste interdisciplinaire et une cinéaste vivant à Londres. Son approche distinctive de l’image en mouvement lui a permis d’obtenir des contrats pour le Queensland Multicultural Centre, the State Library of Queensland, Metricon Stadium et le Waltman Forest Council. Dennis a également écrit, réalisé et édité des courts métrages, des vidéoclips ainsi que des publicités. Ses œuvres expérimentales ont été présentées dans plusieurs festivals de films internationaux et expositions dont Transart Festival, (Berlin, 2013), The International Film Festival de Detmold (2010 et 2011), World Dance Alliance (New York, 2010) et the Next Wave Festival (Melbourne, 2010).

  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :