Archive for the ‘ Communiqués ’ Category

Nicole Jolicoeur à la Galerie des arts visuels

Nicole Jolicœur développe depuis les années 80 une pratique installative, photographique, textuelle et, plus récemment, audiovidéographique. Son œuvre se construit autour d’enjeux tels que le positionnement des femmes dans la représentation, l’exploration des documents d’archive, la construction de récits, la relation image/texte et l’autoreprésentation. Le travail de Nicole Jolicœur interpelle en outre des références issues de plusieurs domaines de la connaissance et de la perception humaine: les débuts de la psychiatrie, l’exploration des régions polaires, l’anthropologie, la déambulation dans la ville, l’iconographie religieuse catholique et maintenant la musique.

Une première version vidéo intitulée Le Toucher sur image fut présentée récemment à Montréal dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois et du FIFA (Festival international du film sur l’art). Pour cette présentation inédite à la Galerie des arts visuels, Nicole Jolicœur développe le projet sous la forme d’une œuvre installative lui permettant d’explorer la mise en espace de l’image en mouvement et les différentes occurrences de l’archive photographique.

Des photographies promotionnelles du Hilger Trio, musiciennes américaines d’origine autrichienne, datées de 1920 à 1934 et trouvées par hasard, font un retour dans la durée. Mises en scène dans un mouvement perpétuel soutenu par un fragment musical reconfiguré et persistant, ces images perdues, tirées de l’oubli, retrouvent une nouvelle prégnance dans l’intervalle dynamique entre technologies d’hier et d’aujourd’hui. »

Nicole Jolicoeur vit et travaille à Montréal. Après des études à l’École des Beaux-arts de Québec, elle obtient un Master in Fine Arts (MFA) de l’Université Rutgers, au New Jersey. Elle a enseigné à l’École des arts visuels de l’Université Laval de 1972 à 1990 et à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM de 1990 à 2007. Elle compte plusieurs expositions au Québec, au Canada, en Angleterre, en France, aux États-Unis et au Mexique.

Jusqu’au 24 mai 2015, à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval.

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Traversée et résidence de Laurent Lévesque à La Chambre blanche

C’est à bord d’un cargo transpacifique qui quitte Shanghai pour rejoindre Prince Rupert que Laurent Lévesque entame la troisième partie de son projet Friendly Floatees et la première de son travail avec LA CHAMBRE BLANCHE. Dans le Cargo qui l’amène jusqu’en Colombie-Britannique, Laurent Lévesque réalisera le dernier point d’ancrage de son projet dans un lieu réel. Faisant en quelque sorte écho à la perte complète de repères qui caractérise cet espace virtuel, la structure s’ouvrira sur ce cargo isolé en plein océan.

Friendly Floatees, est une installation numérique créée avec des technologies photographiques de réalité virtuelle comme celles utilisées dans Google street view. Cet espace est construit d’une espèce de cieux sans horizons, sans astres, sans nuages, qui se déploient sur 360 degrés au travers duquel le visiteur se déplace via un dispositif d’interaction.

L’espace est constitué essentiellement d’étendues bleues. Il y flotte des milliers de sacs de plastique tous photographiés à des moments différents de leur interaction avec l’environnement. Ils sont figés dans chacun des cieux, nous donnant la sensation de l’espace, la sensation du paysage. Pourtant, les espaces ainsi créés défient les notions, de distance, de temps et de perspective, fonctions fondamentales du paysage.

Après ce temps en mer et ce travail d’ancrage, Laurent Lévesque, complètera sa résidence à LA CHAMBRE BLANCHE. Dans un deuxième temps, au mois d’août, il poursuivra son projet dans le laboratoire de la chambre blanche. À cette étape, il achèvera la structure, en peaufinera le fonctionnement et procèdera à des tests d’installation.

Laurent Lévesque est né à Sorel en 1982 et a grandi dans Lanaudière. Il vit et travaille à Montréal. Ses travaux ont été présentés à travers le Québec ainsi qu’en Ontario, en France et au Pérou et l’ont mené à participer à plusieurs programmes de résidences tant sur le plan local qu’international. Son projet Friendly Floatees, réalisé dans le cadre de sa résidence à la chambre blanche, a reçu le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et sera présenté à l’automne 2015 à l’occasion d’une exposition d’envergure au Musée des beaux-arts de Sherbrooke.

Traversée de Shangai à Prince Rupert a eu lieu du 14 au 28 avril. Résidence de création du 7 au 24 août 2015.

Don Darby, l’homme et la matière, à la Maison Hamel-Bruneau

L’Arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge invite la population à voir l’exposition Don Darby : l’homme et la matière. Les 51 sculptures et 65 dessins qu’elle rassemble, auxquels s’ajoutent des croquis et des esquisses, embrassent l’ensemble de la carrière de l’homme, une figure immense dans le milieu des arts de Québec.

Cette toute première rétrospective de l’artiste est présentée à la maison Hamel-Bruneau jusqu’au 31 mai. Madame Hélène Matte en est la commissaire.

Né à Montréal en 1937 d’une famille irlandaise catholique, diplômé de l’École des beaux-arts de Montréal, Don Darby a notamment enseigné les arts plastiques au cégep de Sainte-Foy, et ce, de 1978 à 2005. Ses œuvres, des sculptures et des dessins, sont connues non seulement au Québec, mais aussi aux États-Unis et en Hollande. M. Darby a également conçu plusieurs pièces dans le cadre du programme d’intégration des arts à l’architecture. Elles se trouvent en différents endroits au Québec.

Lors du vernissage de l’exposition, qui a eu lieu le 9 avril à la maison Hamel-Bruneau, M. Rémy Normand, membre du comité exécutif et président du conseil d’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, a souligné l’implication sociale du sculpteur, laquelle se traduit dans le choix de ses sujets et des matériaux servant à la fabrication de ses pièces.

« Son engament dans la société […] a accompagné toute sa carrière. M. Darby a entre autres participé au mouvement qui a donné naissance à l’îlot Fleurie, situé dans le quartier Saint-Roch. Les œuvres rassemblées [à la maison Hamel-Bruneau] nous parlent d’évolution, de rapport à l’environnement et de destinée humaine, a-t-il poursuivi. »

Les œuvres présentées

Passant de l’abstraction post-industrielle à la figuration, Don Darby fait preuve d’une puissante intuition dans les pièces qu’il crée. Qu’elles soient monumentales ou toutes petites, celles-ci témoignent de l’intérêt marqué que porte l’artiste pour l’évolution des espèces humaines et animales de même que pour l’environnement.

Ses œuvres font maintenant partie de plusieurs collections publiques et privées.

On en retrouve une bonne partie dans le catalogue de l’exposition. Il est présenté sur le site Web de la Ville dans la section Publications. Il sera possible de se procurer gratuitement la version papier à la maison Hamel-Bruneau à compter du 22 avril prochain.

Les activités connexes

Parallèlement à l’exposition, l’Arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge propose des activités en lien avec les thèmes chers à Don Darby. Elles se déroulent toutes à la maison Hamel-Bruneau. L’entrée est libre. Aucune réservation n’est nécessaire.

  • De fil en dessins, Activité familiale animée par Don Darby, le dimanche 3 mai, de 13h à 16h, en continu

L’artiste apprendra aux enfants et aux adultes à mieux dessiner les animaux. Les adolescents, quant à eux, pourront, avec son aide, construire des modèles animaliers au moyen de fils de fer.

  • Les oiseaux de proie, activité familiale, proposée par l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie, le dimanche 24 mai, de 13h à 16h, en continu

L’occasion est unique pour enrichir ses connaissances sur les oiseaux de proie, ces maîtres du ciel aujourd’hui en péril. Les personnes participant à l’activité pourront les voir en pleine action, même toucher les différentes parties de leur anatomie. Deux spécimens vivants, l’un diurne, l’autre nocturne, seront sur place (dans les dépendances en cas de pluie).

La maison Hamel-Bruneau est située au 2608, chemin Saint-Louis à Québec  G1W 1N2. L’exposition est ouverte au grand public du mercredi au dimanche, de 13 h à 17 h.

5e édition d’Arbres d’avril jusqu’au 3 mai 2015

132a8f98-e707-405a-819d-0a0b4d06d723Jusqu’au 3 mai 2015, la Maison des métiers d’art de Québec présente la 5e édition de l’exposition « Arbres d’avril ». Le vernissage de l’exposition se tiendra à la Place de l’Université du Québec le vendredi 10 avril à 17 h. Cette exposition s’inscrit dans le cadre des célébrations de 2015, Année canadienne des métiers d’art.

Lors du vernissage extérieur, l’artiste Giorgia Volpe animera une performance participative à partir d’éléments textiles ludiques développés lors de sa résidence de création à la Maison des métiers d’art de Québec cet hiver. L’œuvre « Les Gargouilles Urbaines » sera incorporée par des gestes quotidiens des participants, transformant ces gestes en monument public.

Aussi, une nouvelle œuvre d’art publique éphémère de Giogia Volpe sera dévoilée: La grande maille. Celle installation sera suspendue aux colonnes de la scène extérieures de Place de l’Université du Québec.

Les douze artistes sélectionnés pour l’exposition extérieure Arbres d’avril présenteront des installations temporaires dans le Jardin Saint-Roch sous le thème de l’arbre, évoquant sa présence parfois active, parfois passive, mais constante dans l’expérience du passant.

Artistes participants : Julie Asselin, Audrey Anne Béliveau, Marilyn Bernier, Ophélie Cuillerier, Félix Leblanc, Mélissa Lépine, Christiane L’Italien, Émilie Moussière, Luce Pelletier, MariePier St-George, Mimi Traillette, Sabine Voisard et Giorgia Volpe.

Afin de marquer l’arrivée des beaux jours, la Maison des métiers d’art de Québec vous invite à explorer le Jardin naissant et découvrir les œuvres éphémères d’artistes de la fibre et du textile.

P.K.P. Hockey P.Q. jusqu’au 3 mai au Lieu

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P.K.P. HOCKEY P.Q. s’intéresse au hockey – ce sport devenu spectacle et divertissement – dans son historique québécois et montréalais. Entre la gloire et l’histoire des Canadiens de Montréal et l’éventuel retour des Nordiques, le sport national canadien et québécois est présenté comme un terrain de jeu où des politiciens, le commissaire de la Ligue nationale de hockey et un ex-directeur général de club se tirent la langue à qui mieux mieux.

Marc-Antoine K. Phaneuf est artiste et auteur. Depuis 2006, son travail a été présenté dans plusieurs centres d’artistes autogérés, galeries et musées du Québec, dont le Centre Clark, L’Œil de Poisson, Articule, le Musée régional de Rimouski, la Galerie Leonard et Bina Ellen et la Galerie Antoine Ertaskiran. En 2013, il a été nominé pour le Prix Pierre-Ayot, remis par la Ville de Montréal et l’Association des galeries d’art contemporain, célébrant un artiste montréalais en début de carrière. Il a publié trois livres de poésie aux éditions Le Quartanier, dont Téléthons de la Grande Surface (Inventaire catégorique) en 2008, pour lequel il a été finaliste au prix Émile-Nelligan, et Cavalcade en cyclorama en 2013. Il participe fréquemment à des lectures de poésie qui l’ont amené, avec les Productions Rhizome, jusqu’en France et en Belgique. Il vit et travaille à Montréal.

Naiana Magalhães en résidence à La Chambre blanche

LA CHAMBRE BLANCHE est heureuse de recevoir l’artiste Naiana Magalhães en cette quatrième année du programme d’échanges avec le Musée de l’image et du son de São Paulo (Brésil). Naiana Magalhães sera en résidence in situ du 9 mars au 3 mai. Elle y présentera le fruit de sa résidence intitulé Antérieur.

Travaillant principalement avec la vidéo, Naiana oriente sa pratique sur l’observation, elle se place en retrait observe et capte les effets rebonds d’un geste ou d’un incident qui n’apparaît jamais à l’écran. Elle présente le fruit de ses observations dans des vidéos. Par exemple, une vidéo nous montre un tronc d’arbre illuminé par le rouge de gyrophares de voitures policières. L’arbre palpite au rythme des gyrophares et semble saigner, les feuilles rouge sang. Elle ne filme pas les policiers omniprésents, les arrestations arbitraires et souvent violentes. Nous ne voyons jamais la voiture de police, jamais le gyrophare. Naiana nous montre les choses sous un autre angle, détachées de l’acte comme tel, elle nous montre l’arbre et les feuilles qui deviennent rouge sang, illuminés par les gyrophares.

Pour son travail de résidence à LA CHAMBRE BLANCHE, Magalhães sort un peu de sa zone de confort, c’est-à-dire qu’elle n’utilisera pas la vidéo, mais bien l’installation et le son. Une affirmation attribuée à Leonardo de Vinci veut que si nous enfonçons au plus profond des océans des tubes très longs, il suffit de placer notre oreille sur l’embout du tuyau qui reste hors de l’eau pour entendre tous les vaisseaux sur toutes les mers. C’est ce qui a inspiré les inventeurs du sonar et qui est l’idée maîtresse de la démarche de Naiana à LA CHAMBRE BLANCHE.

Elle nous propose donc un travail d’installation ainsi qu’une incursion dans le monde du son. Pour ce faire elle utilise entre autres, de gros barils bleus de récupération d’eau. On peut voir dans ce choix une réflexion des réservoirs presque du même bleu, qui ponctuent Rio et qui sont omniprésents sur les toits de la ville et surtout dans les Favellas. À LA CHAMBRE BLANCHE, un enregistrement des bruits intérieurs de notre corps sera placé sous un des trois les barils remplis d’eau et reliés par de gros tuyaux. Le son voyagera, porté par l’eau entre ces réceptacles. Les visiteurs seront invités à plonger le long tuyau de Da Vinci au plus profond d’un des réceptacles. Entendront-ils les vaisseaux qui sillonnent les mers ou le murmure de nos navires intérieurs?

En 2012, Naiana Magalhães obtient un diplôme du cours en arts visuels de l’université de Fortaleza, dans l’état de Ceará, Brésil. Elle a participé à plusieurs expositions collectives ainsi qu’à des résidences à Fortaleza, dont, « Specific » au Centre Culturel de la banque Nord-est ainsi qu’à « Residência em 7 » sous le tutorat de l’artiste Waléria Américo. À Rio de Janeiro, elle a participé à des expositions collectives telles « Á Primeira Vista » à la galerie Artur Fidalgo, sous le commissariat de Marcelo Campos et Efrain Almeida et à « Acontecimento » à l’atelier d’Isabela Capeto. À Rio, elle a également étudié à l’école des arts visuels de Parque Lage. Elle vit et travaille à Rio de Janeiro au Brésil.

Encan d’oeuvres d’art d’Engramme le 3 mai 2015

b41b91a3-ec53-4c4c-8f24-6526ecbe9010L’Encan-bénéfice annuel d’Engramme est l’évènement tout désigné pour les amateurs d’art qui désirent faire l’acquisition d’estampes originales, réalisées par des artistes professionnels, à prix abordable. Les recettes de cette activité permettront aux artistes membres et à la communauté culturelle de profiter de ressources et d’équipements spécialisés en art imprimé. Ces ressources techniques, constamment renouvelées, offrent la possibilité aux artistes d’approfondir leurs recherches de création et de production en estampe au sein même d’Engramme.

Exposition des oeuvres mises au enchères jusqu’au 25 avril, à la galerie d’Engramme (510 côte d’Abraham). Encan silencieux sur oeuvres sélectionnées le 3 mai (visionnement des oeuvres à Engramme, mises au Cercle, 228 rue Saint-Joseph Est). Encan le dimanche 3 mai au Cercle (inscriptions dès 10h, enchères de 10h30 à 12h30).

55 œuvres des artistes suivants, incluant un coffret, ont été choisies pour l’occasion et seront mises aux enchères durant l’activité-bénéfice.

Artistes participants : Gabrielle Bélanger, Monique Bernard-Dallaire, Liliane Bernier, OBV, Denise Blackburn, Céline Blouin, Samuel Breton, Nadine Busque, Patricia Bufe, François Chevalier, Manon Denis, René Derouin, Cynthia Dinan-Mitchell, Noëlla Dionne, Odette Ducasse, Luce Dumont, Péio Eliceiry, Luca Fortin, Ludovic Fouquet, Diane Fournier, Armelle François, Laurent Gagnon, Sylviane Gaume, Marie Gilbert, Tania Girard-Savoie, Thérèse Guy, Chantal Harvey, Pauline Hébert, Antonia Hofstede, Clément Leclerc, France McNeil, Claude Michaud, Serge Murphy, Denise Ouellet, Denise Pelletier, Sonia Pinaud, Michèle Renaut, Sylvain Roy, Lisette Thibeault, Gilline Tran, Claudia Tremblay, Marie-France Tremblay, Pierrette Tremblay, Christine Vallée, Francine Vernac, Lise Vézina, Bill Vincent, Noelle Wharton-Ayer, Lucienne Cornet, Richard Durand, Constance Fortier, Viviane Gotheïm, Carl Heywood, Carmelle Martineau, Jean Pearson, Gabriel Routhier, Richard Ste-Marie, Diane Thuot, Karen Trask.

Centre d’artistes autogéré, Engramme se consacre depuis plus de 40 ans à la promotion de l’estampe originale. Il favorise une réactualisation de celle-ci comme domaine privilégié de la création en arts actuels, interrogeant constamment ce médium dans sa tradition. Membre fondateur de la Coopérative Méduse, Engramme est un lieu de création qui dispose d’équipements spécialisés en estampe. Ouvert à la communauté artistique de Québec, le centre diffuse également des expositions dans sa galerie tout au long de l’année.