Jacinthe Robillard et Steven Beckly à VU

Les deux nouvelles expositions de VU proposent une réflexion sur les relations humaines et leur représentation. Que ce soit par le regard de Jacinthe Robillard sur ses proches et ses connaissances, ou la manière dont Steven Beckly présente les relations apparaissant sur des photos trouvées, les deux artistes interrogent la façon dont la photographie peut interférer dans l’illustration des liens qui nous unissent.

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L’étendue de mes connaissances, Jacinthe Robillard

Au fil d’un agenda de rencontres individuelles, Jacinthe Robillard accueille ses proches et ses connaissances avec une tâche à réaliser dont l’objectif est de faire d’eux des portraits empreints d’authenticité. Dans un environnement neutre, chaque participant se retrouve devant un tableau d’instructions à suivre afin de réaliser la grue, la figure d’origami la plus répandue mais aussi une des plus difficiles. Prétexte pour les amener à se concentrer et ainsi en venir à oublier la présence de la caméra, l’activité fait également ressortir certains traits de leur personnalité : détermination, patience, doute, minutie. Les portraits photo et vidéo qui en résultent démontrent aussi l’attention même de l’artiste envers les gens qui l’entourent, et ses tentatives de mieux les observer pour mieux les comprendre.

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The Force of What Lives Us Outliving the Mountain, Steven Beckly

Travaillant à partir de photographies anciennes dans lesquelles les relations apparaissent ambiguës, Steven Beckly interroge les normes culturelles qui entourent l’intimité et la proximité. Des images présentent des couples de même sexe posant pour la photo, situation qui amène les individus à se rapprocher, à s’étreindre ou à se tenir la main. Sont-ils frères, sœurs, cousins, amis, amoureux? Pour le savoir, il faudrait avoir accès à leur histoire. Par une série d’œuvres qui décortiquent l’anatomie des photographies et en isolent les éléments – images photographiques, textes manuscrits aux versos, cadres ornés –, l’artiste brouille les pistes qui permettraient de connaître la nature de la relation unissant les personnes représentées. Il ne reste alors que les indices de liens qui ont traversé le temps par la photographie.

Du 25 avril au 24 mai 2015 à VU. Vernissage le vendredi 24 avril 2015, 17h

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Podcast – L’Aérospatial, émission du 21 avril 2015

Podcast de l’édition du 21 avril 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Armelle François, autour de l’encan d’Engramme;
  • Chronique d’Audrey Careau : regard sur l’exposition de Josée Landry-Sirois à la Galerie Michel Guimont;
  • Chronique de Julie Gagné : commentaires autour de l’exposition PKP Hockey PQ de Marc-Antoine K. Phaneuf au Lieu;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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Podcast – L’Aérospatial, émission du 7 avril 2015

Podcast de l’édition du 7 avril 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec l’un des propriétaire de la Galerie 3, Norbert Langlois, et le peintre Dan Brault, autour de l’exposition Mise en chantier;
  • Entrevue avec Karoline Georges, à propos de sa vidéo REPÈRES présentée à La Bande vidéo;
  • Chroniques d’Annie Charland-Thibodeau : retour sur une expérience de résidence en Irlande;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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Podcast – L’Aérospatial, émission du 31 mars 2015

Podcast de l’édition du 31 mars 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Christina Patry et Rosaly Boutin, finissante au programme Arts visuels du Cégep Lévis-Lauzon, et Amélie-Laurence Fortin, directrice artistique de Regart, autour de l’exposition Parcelles identitaires;
  • Entrevue avec Jonathan Villeneuve, au sujet de Après moi le déluge à L’Oeil de poisson;
  • Chroniques de Jean-Pierre Guay : regard sur l’implication de la Lunetterie du Faubourg dans le domaine de l’art actuel;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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« Styx Express » de Violette Dionne à MATERIA

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Du 3 avril au 17 mai 2015, le Centre MATERIA présente l’exposition STYX EXPRESS – Sculptures de Violette Dionne. L’artiste montréalaise sera présente lors du vernissage, le 3 avril 2015 à compter de 17 h, alors que seront dévoilées 16 magnifiques pièces réalisées entre 2009 et 2014.

Empruntant aux techniques et aux matériaux les plus anciens, Violette Dionne crée des formes et des figures actuelles, coiffées de titres évocateurs, bien qu’énigmatiques. L’œuvre éponyme renvoie au Styx, un des fleuves des enfers dans la mythologie grecque, sur lequel une machine endiablée transporte ses passagers à grande vitesse. L’ironie et l’humour – parfois grinçant – présents dans le travail de Mme Dionne suggèrent une lecture tragi-comique des travers de l’humain. Les personnages sculptés se retrouvent dans des postures fâcheuses, entrainés dans des combats héroïques ou des danses effrénées, têtes et membres transformés en outils et pièces mécaniques.

La force de ces œuvres réside dans une grande maîtrise de la matière : l’argile revêtue d’un engobe donne à l’ensemble une apparence de pierre sculptée, et cette ambiguïté autour du médium mène à des lectures multiples. Les riches textures et les teintes subtiles se combinent dans des pièces à l’allure antique, alors que les figures représentées attestent de préoccupations franchement actuelles. Le Centre MATERIA est très fier de dévoiler à Québec ces œuvres d’une grande qualité, plusieurs fois applaudies, que les visiteurs auront à coup sûr beaucoup de plaisir à voir et à revoir.

Originaire de Québec, Violette Dionne a terminé des études supérieures en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal. Elle a effectué de nombreux séjours en Europe, au cours desquels elle s’est familiarisée avec les formes de l’art roman et gothique. Mme Dionne a présenté son travail dans une dizaine d’expositions solos à travers le Québec et en Suisse et plusieurs expositions collectives au Canada et en France. Elle a également réalisé des projets d’art public et d’intégration des arts à l’architecture. Elle vit et travaille à Montréal, où elle donne des ateliers de sculpture en petits groupes.

MATERIA a 15 ans!

L’année 2015 marque un jalon fort important pour le Centre MATERIA : en septembre 2015, le centre fêtera ses 15 ans! Conservant son statut de seul centre d’artistes autogéré consacré aux métiers d’art au Canada, MATERIA représente toujours l’excellence et l’innovation dans le domaine. Par ailleurs, la programmation 2015 de MATERIA s’inscrit parfaitement dans l’Année des métiers d’art, un festival qui vise à promouvoir les métiers d’art à titre d’acteur clé dans la culture canadienne.

MATERIA est un centre d’artistes autogéré qui a pour mission de diffuser et de promouvoir la recherche et la création dans le domaine des métiers d’art actuels, aux plans national et international.

Podcast – L’Aérospatial, émission du 24 mars 2015

Podcast de l’édition du 24 mars 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Charles Fleury, au sujet de son exposition Apparitions futuristes à VU;
  • Chroniques de Gentiane La France et Audrey Careau: regards sur des parutions récentes (ouvrages ou magazines) de la sphère des Arts visuels;
  • La revue de presse Arts visuels;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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Québec/Nantes: dialogues en Arts visuels

D’avril à décembre 2015, huit artistes québécois et des artistes français investiront des espaces importants de la création contemporaine dans les deux régions par l’entremise de cartes blanches ou de résidences de création. Initiée par Manif d’art, biennale majeure d’envergure en arts actuels, cette initiative vise à faire rayonner le talent des artistes à l’étranger par l’émulation entre des organismes culturels des villes de Québec et de Nantes, en France.

En mai, juin et juillet 2015, les artistes de Québec sélectionnés par les organismes participants séjourneront à Nantes pour y présenter leur travail : Jocelyn Robert dont le projet sera exposé dans le cadre du festival multidisciplinaire «Le voyage à Nantes» (Musée national des beaux-arts du Québec / Musée des Beaux-Arts de Nantes), ), Diane Landry (Manif d’art / Le lieu unique), Frédérique Laliberté (Avatar / Apo 33), Jeffrey Poirier (L’œil de poisson / Galerie RDV), Frédérique Hamelin et Richard Martel (Le Lieu / Paradise) et finalement, Charles-Étienne Brochu et Josiane Roberge (Galerie la Galerie des arts visuels de l’Université Laval / Dulcie Galerie (Galerie de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Nantes Métropole). À l’automne 2015, ce sera au tour des organismes de la ville de Québec d’accueillir les artistes de la région de Nantes qu’ils auront invités.

Les artistes et leur production sont au cœur de ce projet rassembleur qui cherche à susciter des rencontres et l’émergence de formes nouvelles à travers le rapprochement de deux identités culturelles. Favorisant le jumelage d’organisations homologues ayant des intérêtset des vocations similaires, cet échange Québec – Nantes permet le croisement de regards sur les diverses tendances de l’art actuel et offre une vitrine remarquable aux artistes qui y participent.

Le premier volet de cet échange s’inscrit dans le cadre du projet Oupalaï, une saison culturelle québécoise présentée par le Grand T et La Cité-Centre des congrès de Nantes dans toute la région Pays de la Loire, du département Loire-Atlantique et des villes de Nantes et Le Mans. Cette saison, entamée en septembre 2014, se poursuit jusqu’en juin 2015 avec des dizaines de manifestations dans plus de 30 lieux.