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Podcast – L’Aérospatial, émission du 3 février 2015

Podcast de l’édition du 3 février 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Christian Messier, au sujet de son exposition Je suis le Dieu du feu de l’Enfer à Regart;
  • Entrevue avec Jocelyn Pelletier, au sujet de son spectacle Radical K-Oprésenté les 4 et 5 février au Studio d’essai de Méduse, dans le cadre du Mois Multi 2015;
  • Chronique d’Annie Charland-Thibodeau: regard sur l’exposition Banc d’essai présentée à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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« Je suis le dieu du feu de l’Enfer… » de Christian Messier à Regart

Afin de lancer sa programmation hiver-printemps 2015 avec autant de culot que d’assurance, Regart, centre d’artistes en art actuel s’en remet au talent et à la pertinence avérés d’un artiste originaire de Lévis, le peintre Christian Messier. Son exposition Je suis le dieu du feu de l’Enfer et je t’apporte… Le feu / I Am the God of Hell Fire and I Bring You… Fire se tiendra du vendredi 6 février au dimanche 22 mars, aux heures habituelles de Regart : du mardi au dimanche, de midi à 17 heures. Le vernissage de l’exposition, en présence de l’artiste, aura lieu le vendredi 6 février, dès 17 heures.

L’exposition, dont le titre emprunte aux paroles de la chanson Fire d’Arthur Brown, regroupe les plus récentes peintures de Christian Messier autour d’une rencontre thématique contrastée, celle entre l’exorcisme d’Anneliese Michel sous l’égide du Vatican, en 1975, et le surréalisme des hallucinations d’un groupe d’amis sous l’influence de champignons magiques.

Avec Je suis le dieu du feu de l’Enfer…, le peintre convie donc à la déroute qu’engendrerait l’incongru scénario où un trip d’hallucinogènes et un exorcisme avaient lieu au même endroit, au même moment. Ce sentiment projeté de profond malaise qu’impliquerait la cohabitation de ces deux histoires, qui n’ont rien en commun sinon la perte de réalité causée par l’emprise d’un corps étranger, est au centre des préoccupations de Christian Messier pour cette production.

Pour la quasi totalité des mois de février et de mars, Regart se transfigurera ainsi en un lieu où l’humour et la souffrance se côtoient dans une intimité désagréable, un endroit où l’on consomme un mariage forcé, théâtre d’un conflit auquel nous assistons en tant qu’invités. Ni séduisant ni réconfortant, ce projet est au contraire une péripétie pour l’œil, un choc déstabilisant pour l’âme et une torture pour l’esprit. La volupté dans sa plus pure expression.

Christian Messier

Originaire de Lévis, Christian Messier vit et travaille à Montréal. En performance, il a participé à plusieurs évènements et festivals dans une douzaine de pays. On l’a aussi vu à Live Biennale à Vancouver, Viva! Art action à Montréal, à la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda, 7a * 11d à Toronto à la Manif d’art de Québec et à la Rencontre internationale d’art performance de Québec.

En peinture, son travail a été présenté entre autres à l’Œil de poisson, à Pan ! Peinture – dont il est l’un des fondateurs, à la galerie Verticale à Laval, à l’Écart à Rouyn-Noranda et à la galerie Laroche/Joncas à Montréal. Il était également l’auteur du magazine web Punctum qui traitait des arts visuels au Québec.

Au menu de L’Aérospatial, émission du 3 février 2015

Ce mardi à L’Aérospatial

Julie Gagné reçoit Christian Messier, au sujet de son exposition Je suis le Dieu du feu de l’Enfer à Regart. Aussi de passage: Jocelyn Pelletier, au sujet de son spectacle Radical K-O présenté les 4 et 5 février au Studio d’essai de Méduse, dans le cadre du Mois Multi 2015.

En chronique: Annie Charland-Thibodeau commente l’exposition Banc d’essai à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval, Raymond Poirier offre sa revue de presse Arts visuels, et Simon Roy, sa suggestion audio.

Et plus!

De 17h30 à 18h30 sur CKRL 89,1.

Podcast – Émission du 4 décembre 2012

Podcast de l’émission du mardi 4 décembre 2012.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Christian Messier, autour de son exposition Les Illuminés à la Galerie Morgan Bridge;
  • Entrevue avec OBV, au sujet de la 8e édition du Salon Nouveau genre;
  • La chronique d’Anouk Desloges : retour sur l’exposition Box de sombra de Miguel Monroy à La Chambre blanche;
  • La revue de presse Arts visuels;
  • Les sélections audio de Simon Roy : l’album Rinbo de Makunouchi Bento de l’étiquette Camomille Music.

Animation et recherche : Raymond Poirier

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Au menu de l’émission du 4 décembre 2012

Ce mardi, dès 17h30 à L’Aérospatial

On reçoit Christian Messier pour parler de son exposition Les Illuminés présentée à la Galerie Morgan Bridge. Aussi de passage: Olivier Bhérer-Vidal, pour un avant-goût de la 8e édition du Salon Nouveau genre.

En chronique, Anouk Desloges porte un regard sur l’exposition Box de sombra de Miguel Monroy, à La Chambre blanche, notre revue de presse Arts visuels, et la sélection audio de Simon Roy.

Tout ça, et plus, sur les ondes de CKRL 89,1 FM.

« Les illuminés » de Christian Messier chez Morgan Bridge

Comment certains individus peuvent-ils arriver à convaincre plus de 900 personnes de s’enlever la vie en même temps, à convaincre une personne de se faire amputer un bras à froid, à convaincre son peuple d’entrer en guerre contre le monde entier, à convaincre que d’aimer son bourreau permettra d’aller s’asseoir au côté de Dieu, ou simplement à faire bouger des foules lors de concerts sur une musique dont les paroles sont dépressives? Ce don que ces personnages possèdent, c’est le charisme. C’est la qualité d’une personne à séduire, à influencer, voire à fasciner les autres par sa seule présence.

La présence charismatique est un souci très présent chez les artistes de l’art performance, discipline qui évolue en parallèle à la peinture depuis une quinzaine d’années chez Christian Messier. Le lien entre ces deux démarches qui, à première vu, semblent presque s’opposer se trouve pourtant juste là : dans la présence que déploie une personne : d’une part via les sujets représentés en peinture ; d’autre part par la présence réelle de l’artiste devant public. Il n’est ainsi pas étonnant que cet intérêt pour les grands orateurs et autres personnages charismatiques, bien que relié à la performance, se traduise chez lui par la peinture.

C’est donc dans la tradition du bad painting que Christian Messier présente une série de portraits de personnages historiques intitulée Les illuminés. Ces illuminés, dont l’humanité se souviendra comme étant extrêmement charismatiques et obsédés par une mission personnelle, ont tous marqué l’histoire en abordant la voie de la puissance du rayonnement de leur présence, rayonnement qui dans la plupart des cas est aussi sombre que terrifiant.

Bien connu dans le domaine de la performance, Christian Messier a participé à plusieurs événements dans une douzaine de pays. On l’a aussi vu à Viva! Art action à Montréal, à la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda, à 7a * 11d à Toronto ainsi qu’à la Manif d’art de Québec. En peinture, son travail a été présenté à l’Oeil de poisson, à la galerie le 36, et à Pan ! peinture, dont il est l’un des fondateurs. Christian Messier est auteur du magazine Web Punctum, qui traite des arts visuels au Québec.

Jusqu’au 23 décembre 2012, à la Galerie Morgan Bridge.

Folie/Culture propose « Extase, un chien écrasé qui scintielle » le 16 mars prochain

Folie/Culture présente la soirée de performances Extase, un chien écrasé qui scintille le vendredi 16 mars prochain à 20 h au Studio P avec Belinda Campbell (Montréal), Olivier de Sagazan (France), Caroline Marois (Québec) et Christian Messier (Québec).

L’extase est une forme d’illumination où le corps prend le relais sur l’intellect. Cette recherche exigeante s’impose à certaines personnes lorsque les réponses rationnelles ne suffisent plus à endiguer la quête d’absolu qui les anime.

Le rejet progressif des formes traditionnelles de recherches spirituelles est loin d’avoir réussi à endiguer ce besoin qui anime l’humain. Devant les réponses parcellaires des penseurs de toutes allégeances, l’artiste, comme le fou, choisit parfois la voie des chamans, des ascètes ou des mystiques pour incarner ce que les autres cherchent en vain.

Une parenté certaine se dessine entre ces recherches et les pratiques performatives. Parfois esthétique, périlleuse, loufoque ou plus simplement narrative, la performance exige toujours une plongée vers les bas-fonds de la psyché. Dans les deux cas, le corps est
l’unique véhicule d’une recherche qui transcende le rationnel.

C’est donc à des artistes de la performance, ces cascadeurs de l’art, que Folie/Culture fait appel pour ouvrir de nouvelles brèches dans le réel et laisser entrevoir l’insondable profondeur du possible.