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Podcast – L’Aérospatial, émission du 12 mai 2015

Podcast de l’édition du 12 mai 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Patrick Dubé, commissaire de l’exposition des finissants en Arts visuels et médiatiques de l’Université Laval;
  • Entrevue avec Camille Bernard-Gravel, autour de son exposition Éole à L’Oeil de poisson;
  • Chronique d’Annie Charland-Thibodeau : commentaires sur l’exposition de François Vincent chez Lacerte;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

Télécharger l’émission.

Eveline Boulva chez Lacerte

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Lacerte art contemporain (Québec) est fière de présenter les œuvres récentes de l’artiste Eveline Boulva, réunies sous le titre Errances. Cette exposition réunit une dizaine d’œuvres réalisées sur papier et sur bois.

Dans la continuité de sa pratique artiste, Eveline Boulva utilise comme point de départ pour sa création, différents trajets et quelques prospections. Les œuvres prennent donc ancrage dans différents territoires parcourus, par l’artiste qui deviennent, au fil de son observation, le sujet de ses réflexions. Il en résulte deux corpus distincts, mais complémentaires. Ainsi, certaines œuvres présentent une nature nocturne, drue et opaque évoquant des espaces denses où il est possible de se perdre, de rêver et de douter. D’autres oeuvres forment quant à elles des villes tentaculaires et des structures industrielles envahissantes suggérant des espaces géographiques en constante mutation, où il est également possible de se perdre, peut-être même de rêver, mais surtout de douter. D’errer.

Les thèmes conjoints du territoire et du paysage sont au centre de la pratique artistique de l’artiste et cela émane d’un désir d’interprétation à la fois critique et symbolique des lieux. En effet lorsqu’elle observe un territoire donné, l’artiste cherche à approfondir sa compréhension des effets induits par la relation entre l’humain et son milieu, avec au centre, la question fondamentale de l’environnement.

Dans ses œuvres, l’artiste apporte une observation empirique du paysage qui permet d’analyser et de comprendre le caractère spécifique des différents espaces parcourus, mais elle traduit et exprime aussi la complexité, l’hétérogénéité et l’unicité de ces territoires qui ancrent l’humain dans son milieu, l’individu dans sa société.

Eveline Boulva est née à Québec en 1976 où elle vit et travaille toujours. Elle est titulaire d’un doctorat en création de l’Université Laval alliant les arts visuels et la géographie. Son travail a été exposé au Québec, au Canada, en Amérique du sud et en Europe. Elle a obtenu de nombreuses bourses et a été invitée par divers programmes de résidences. On lui a remis le Prix Videre, catégorie événement lors du gala des arts et de la culture des régions de Québec et Chaudière-Appalaches en 2008. Ses œuvres font partie de nombreuses collections privées, institutionnelles et muséales, ici comme à l’étranger.

Du 28 mars au 20 avril 2015. Vernissage le samedi 28 mars, de 14h à 17h.

« Papiers de Noël » chez Lacerte

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« Tire. Parle pas. » de Thierry Arcand-Bossé chez Lacerte

La galerie Lacerte art contemporain est fière de présenter les œuvres récentes du peintre Thierry Arcand-Bossé, réunies sous le titre Tire. Parle pas. Cette exposition s’inscrit comme activité satellite de la Manif d’art 7 , la biennale de Québec, et rassemble plus d’une quinzaine de peintures et dessins.

Dans la continuité de sa pratique, les nouvelles œuvres d’Arcand-Bossé interrogent les frontières formelles entre photographie, film et peinture. D’ordinaire, lorsqu’il se réfère au cinéma, l’artiste assimile et transforme ses sources jusqu’à ce qu’elles deviennent méconnaissables. Ceci dit, dans ce corpus, Arcand-Bossé assume le risque de l’emprunt direct. En puisant dans le film High Noon -Le train sifflera trois fois- (États-Unis,1952; réalisé par Fred Zinnemann), ce dernier fait le choix délibéré d’un genre hautement codifié et inconditionnellement associé au cinéma – le western. Il expose ainsi volontairement et sans équivoque son stratagème d’emprunt et confronte l’image seule au contexte artistique. La mise à feu d’un revolver est ainsi à jamais figée dans le temps et la fumée qui s’en échappe, étrangement insaisissable, invite à la contemplation.

Le corpus s’intéresse également à la notion de portrait, en établissant certaines références à l’histoire de l’art. Quelques-unes des œuvres affichent clairement leurs sources alors que d’autres mêlent délibérément les époques, jouant sans encombre moral avec les paradoxes qu’elles peuvent engendrer. L’exposition culmine par une mouture de grand format du tableau Communion de 2012. La forêt, en apparence paisible, bascule subitement dans les registres de l’ambivalence alors que son protagoniste se livre à une étreinte vraisemblablement désespérée. Fidèle à ses habitudes, Arcand-Bossé élabore une imagerie dense et fouillée, à la fois douce et abrasive, par laquelle il évoque les jubilantes contradictions de notre époque.

Thierry Arcand-Bossé est né en 1976 à Québec, où il vit et travaille. Il a obtenu un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval en 2003. Son travail a été diffusé en galerie et dans les centres d’artistes au Québec, notamment en 2010 à L’œil de poisson à Québec, et, plus récemment, à Espace virtuel à Chicoutimi. L’artiste a également participé à différents événements dont Orange, l’événement d’art actuel de Saint- Hyacinthe (2009), la Manif d’art de Québec (2008), le Symposium d’art contemporain de Baie-Saint-Paul (2007) ainsi que la Liverpool Biennial au Royaume-Uni (2008). Son travail a également été reconnu et soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec par le biais de bourses de recherche et création. Ses œuvres font partie de plusieurs collections particulières, mais aussi de la Collection prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, ainsi que de la collection de Loto-Québec. L’artiste est représenté par la Galerie Lacerte art contemporain, à Québec et à Montréal.

Podcast – Émission du 22 avril 2014

Podcast de l’émission du mardi 22 avril 2014.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Vicky Chainey-Gagnon, commissaire de la Manif d’art 7, en route vers l’événement qui sera présenté du 3 mai au 1er juin 2014;
  • Entrevue avec René Rozon, directeur et fondateur du FIFA, en route vers la présentation du meilleur de la 32e édition au Musée national des beaux-arts du Québec, du 23 au 26 avril prochains;
  • Chronique de Gentiane Lafrance: un regard sur l’exposition Les Brûlants d’Alain Lefort à la Galerie Lacerte;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier.
  • La sélection audio de Simon Roy: l’album Re-edIT de Nick R 61.

Animation et recherche: Julie Gagné.

Télécharger l’émission.

Au menu de l’émission du 22 avril 2014

Ce mardi à L’Aérospatial

Julie Gagné reçoit Vicky Chainey-Gagnon, commissaire de la Manif d’art 7, en route vers l’événement qui sera présenté du 3 mai au 1er juin 2014. Aussi de passage, René Rozon, directeur et fondateur du FIFA, en route vers la présentation du meilleur de la 32e édition au Musée national des beaux-arts du Québec, du 23 au 26 avril prochains.

En chronique, Gentiane Lafrance porte un regard sur l’exposition Les Brûlants d’Alain Lefort à la Galerie Lacerte, Raymond Poirier présente sa revue de presse Arts visuels, et Simon Roy, sa sélection audio.

De 17h30 à 18h30 sur CKRL 89,1!

« Les Brûlants » d’Alain Lefort chez Lacerte

Lacerte art contemporain à Québec est fière de présenter des extraits de la série Séraphim de l’artiste Alain Lefort réunis sous le titre LES BRÛLANTS.

Séraphim (2013) s’inscrit dans une suite photographique fleuve exploitant la figure mythologique de Pan, lequel aurait eu un royaume sur une île, métaphore par excellence de la nature dense et riche que le photographe Alain Lefort privilégie depuis quelques années. Les séries Arcadia et La voie du bruant (2010) suivies de près par Le Souffle d’Écho (2012) correspondent ainsi à des points de vue différents du mythe; les feuilles de saules, comme des clefs de voûte pour pénétrer les épaisses murailles de foliacée, ou encore, Le souffle d’Écho, épouse de Pan, qui hante l’impénétrable forêt de mangroves des célèbres Everglades. La suite Séraphim vient presque naturellement clore le cycle de la faune et de la flore de cette métaphore filée : papillons de nuit et Bombyx incarnent les derniers habitants du royaume de Pan.

Séraphim signifie « les brûlants », ou « les anges qui brûlent », en hébreu. Comme sortis des Enfers pour venir s’éteindre sur Terre, ces papillons sont issus de différentes collections et serres privées, en plus de quelques trouvailles personnelles. Reprenant le motif de la collection que l’on retrouve, par ailleurs, dans La voie du bruant, la plupart des spécimens ont été numérisés dans le but de les illuminer de toute part. La numérisation envoie un signal lumineux éblouissant le sujet sur toutes ses coutures, ne laissant aucun détail au hasard. Les papillons de nuit sont pour ainsi dire invisibles, chercheurs d’ombres et de nourriture boudée par d’autres espèces. Ma démarche consiste ici à faire voir cette singularité à la fois spectaculaire, monstrueuse et majestueuse. Chaque portrait s’attarde à une particularité — couleur, reflet, texture —, de ces petits animaux à fourrure poudrée.

Chacune des photogaphies se présente comme un portrait-robot improbable, pourtant dessiné à la perfection par un seul témoin : la lumière. Ce que l’on voit, ce sont des pattes et des antennes qui adoptent des poses de brindilles cassées ou arrachées, des yeux intenses comme des joyaux perdus, des corps tissés à même la nuit; une nuit ébouriffée, éblouie. Plus encore, la photographie et la patiente numérisation de près de 200 espèces sur fond noir donnent à voir la magie de créatures peu regardées, sinon jamais vu telles, habituées à se fondre à leur décor. Robes, mantelines, velours, capes, foulards, perles et soie n’appartiennent plus qu’à la nuit seule, mais aux choses troublantes du ravissement et de la beauté.

Alain Lefort est né à Montréal (Canada) en 1968, où il vit et travaille présentement. Il a étudié la photographie à l’Université Concordia à Montréal. Ses œuvres ont fait l’objet de plusieurs expositions individuelles et collectives au Canada (Toronto, Winnipeg et Montréal). En 2005, il prend part à la XIIIe Biennal Internacional de Arte à la Villa Nova de Cerveira au Portugal. Il remporte le prix MARUBI en 2003, pour ses photographies artistiques prises à Tirana en Albanie. On retrouve ses œuvres notamment dans les collections du Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec et le Cirque du Soleil.

Du 17 au 30 avril 2014. Rencontre avec l’artiste le samedi 19 avril, 14h à 17h.