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Carte-blanche pour Paryse Martin à L’Oeil de poisson

Pour la première exposition de la saison, l’Œil de Poisson invite un artiste établi à revenir dans sa communauté, afin de souligner l’importance de sa pratique et donner un solide coup d’envoi à la programmation du centre. Grande figure de la rentrée, Paryse Martin s’est consacrée depuis plusieurs mois à la création d’un projet installatif inédit, spécialement pensé pour la Grande galerie.

Développant son approche d’exposition autour des contes ou des récits pouvant nous faire passer des rires aux pleurs, de la peur au comique, Paryse Martin peuple ses univers merveilleux et fantastiques de ses personnages d’invention. Ici, de nombreuses pièces sculpturales se dressent majestueusement dans un système ouvert, dont l’interprétation se veut polysémique. Ses «histoires lacrymogènes» font dialoguer des bêtes étranges mêlant les «bons» et les «méchants» de nos histoires d’enfant dont l’étrange beauté ne peut que réveiller l’imaginaire. La narration qui s’installe entre les protagonistes est floue, dans l’attente d’une interprétation du visiteur. Paryse Martin propose à la fois une troublante désillusion des contes pour adulte et sa patiente reconstruction.

Comme elle disposait de nos espaces à sa guise, Paryse Martin a choisi de mettre de l’avant la pratique de Josée Landry Sirois, dans la Petite galerie, ainsi que celle de Steven Girard et de Julie Gagnon, un duo de la relève, qui occupe l’Entrée vidéo.

La carrière de Paryse Martin s’allonge maintenant sur plus de 25 ans et est ponctuée de plus de 15 expositions personnelles et de plus d’une quarantaine d’expositions de groupe. Elle a notamment exposé au Musée national des beaux-arts de Québec, au Musée du Bas-Saint-Laurent, au Banff Centre et à la galerie de l’UQAM. Ses œuvres font partie des collections de la Banque Nationale du Canada, de la Bibliothèque nationale du Canada, de la Banque d’œuvres du Canada, de la collection Prêts d’œuvres d’art et de la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec. Elle a également réalisé un nombre appréciable d’œuvres d’art public au Québec.

Josée Landry-Sirois

C’est avec excitation que Josée Landry Sirois a accepté l’invitation de Paryse Martin pour la rentrée, présentant son tout nouveau corpus dans la Petite galerie de l’Œil de Poisson. Ce projet d’exposition «carte blanche» l’a menée à explorer de nouvelles créations in situ, dessins, photographies et collages grands formats dont certains seront réalisés directement au mur.

Depuis son enfance, l’artiste collectionne des traces du temps passé: papiers de bonbons, gommes mâchées, allumettes craquées, mèches de cheveux d’amis proches, etc. Ces accumulations de souvenirs deviennent parfois oeuvres d’art, couplant sa pratique artistique à sa vie personnelle. La trace, le reliquat, le souvenir et la finitude sont des thèmes récurrents chez Josée Landry Sirois. Abordés de manière très personnelle, ces questionnements ont une résonnance universelle. De ces thèmes surgissent un immense vide, une désillusion, voire un testament.

Malgré ce désenchantement palpable, l’accumulation maniaque de petits objets et de bouts de papier signifiants, émanent une multitude de signes de vie et une résistance acharnée à la mort ; comme autant d’empreintes que le temps n’arrive pas à effacer. Fidèle à son habitude, l’artiste s’approprie l’espace, l’investissant au maximum de symboles percutants, dont la résonnance est ici particulièrement forte et poignante.

Josée Landry Sirois, détentrice d’un baccalauréat en arts plastiques et d’un certificat de deuxième cycle en édition de livres d’artistes, de l’Université Laval, vit et travaille à Québec. On a pu voir son travail à la Manif d’art 3, au Symposium international d’art contemporain de Baie-St-Paul, à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval, au Musée Régional de Rimouski et aux Maisons de la culture Frontenac et Mont-Royal à Montréal. Lauréate d’un concours international, elle a présenté une exposition solo à la Peak Gallery de Toronto. Son travail fait partie de plusieurs collections privées et publiques (BMO, Desjardins, collection Prêt d’œuvres d’art du MNBAQ, Ville de Québec).

Steven Girard et Julie Gagnon

Invités par Paryse Martin à occuper l’Entrée vidéo, les artistes de la relève Steven Girard et Julie Gagnon présentent à l’Œil de Poisson leur première exposition en duo. Bien qu’ayant des pratiques distinctes, les artistes ont des sensibilités et une poésie qui se recoupent. De cette rencontre a émergé une critique de l’espace urbain, questionnant la trace du citadin dans la ville.

Des interventions crayonnées directement au mur se superposent à des projections «low tech», composant un paysage urbain architecturé et fragmenté. Selon l’intensité de la lumière du jour, l’image projetée complète les lignes au mur, lui ajoutant une couche de sens. Cette composition, créée par l’accumulation de fines couches de graphite, de pastel et d’ombre, intègre le spectateur dans son mouvement. À travers un dispositif de projection issu de la technologie pauvre et de la mouvance du Do It Yourself, le regardeur est appelé à intervenir physiquement à même l’image. Celui-ci en brouille ainsi partiellement le sens. D’abord séduisants, des symboles de la pollution visuelle omniprésente en ville – mégots de cigarette, panneaux routiers, fumée, déchets – se chevauchent délicatement, laissant ensuite place à une critique sociale du vivre ensemble.

Actuellement au baccalauréat en Arts Visuels à l’Université Laval, Julie Gagnon travaille sur la représentation poétique du milieu urbain tandis que Steven Girard assoit son propos autour des concepts de déconstruction et de remise en question des savoirs universels. Les deux artistes ont collaboré dans un premier temps pour la présentation de performances. Ils ont aussi contribué au projet de marche sonore géolocalisée Cité Audio en collaboration avec le MNBAQ et réalisé un projet contextuel d’appel à la révolution Do It Yourself. Ce dernier était constitué de plusieurs interventions ponctuelles dans les rues du centre-ville de Québec. Ils ont également fondé l’exposition Off Banc d’Essai de pair avec des collègues de l’Université Laval.

Du 6 septembre au 6 octobre 2013. Vernissage le vendredi 6 septembre, 20h.

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Podcast – Émission du 12 mars 2013

Podcast de l’émission du mardi 12 mars 2013.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Ariane Plante, autour de la promenade audio qu’elle offrira le samedi 16 mars, 13h, dans le cadre du 20e anniversaire d’AVATAR;
  • Entrevue avec Céline Marcotte, de Folie/Culture, et Josée Landry-Sirois, au sujet de Quelque chose derrière ça présentée dans le hall du complexe Jacques-Cartier;
  • Chronique d’Anouk Desloges : regard sur Ébranlement de Patrick Bérubé au Lieu;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • Les sélections audio de Simon Roy : l’album Les Digitales de Audio K.

Animation et recherche : Julie Gagné

Télécharger l’émission.

Au menu de l’émission du 12 mars 2013

Ce mardi à L’Aérospatial

Julie Gagné reçoit Ariane Plante, autour de la promenade audio qu’elle offrira le samedi 16 mars, 13h, dans le cadre du 20e anniversaire d’AVATAR. Également de passage, Céline Marcotte, de l’organisme Folie/Culture, et Josée Landry-Sirois, autour de l’exposition Quelque chose derrière ça présentée dans le hall du complexe Jacques-Cartier.

En chronique, Anouk Desloges commente l’exposition Ébranlement de Patrick Bérubé présentée au Lieu, Raymond Poirier offre sa revue de presse Arts visuels, et Simon Roy, sa suggestion audio de la semaine.

Tout ça et plus de 17h30 à 18h30, sur CKRL 89,1 FM.

« Quelque chose derrière ça » de Folie/Culture

Folie/Culture vous invite à l’exposition Quelque chose derrière ça, jusqu’au 19 mars dans le hall du Complexe Place Jacques-Cartier, 320, rue Saint-Joseph Est à Québec.

Parce qu’il y a toujours quelque chose derrière quelque chose. Ce que l’on garde derrière nous, sous la peau, dans le coeur, est ici projeté au-dehors et s’incarne en une nouvelle peau. On se dépouille de nos vieux habits hivernaux, en découvrant que nous avons tous une fantaisie bien cachée à l’intérieur de notre doublure invisible. Les oeuvres constituent un corpus qui montre l’évolution de la mise en forme des émotions des participants.

Avec Quelque chose derrière ça, on traverse un parcours visuel parmi des silhouettes grandeur nature illustrant une brigade d’émotions. On peut les revêtir, prendre corps avec elles, visiter ce qu’il y a derrière.

Folie/Culture et l’artiste Josée Landry Sirois présentent les oeuvres réalisées dans le cadre de l’atelier Quelque chose derrière ça qui se tenait à l’hiver 2012 à la Maison des métiers d’art de Québec. Chaque participant était invité à intervenir directement sur de grands panneaux sur lesquels il a pu se représenter, s’exagérer, se magnifier à travers la création plastique.

On pourra voir les oeuvres de Yacynthe Couture, Steve Desponts, Huguette Lemaire, Thérèse Vachon et Alexandre Young Vigneault.

Podcast – Émission du 6 mars 2012

Au menu pour cette semaine:

  • Entrevue avec Emmanuel Galland, autour de son exposition De Lafontaine à Racine, en passant par Bossé et Talbot présentée à VU;
  • Entrevue avec Josée Landry-Sirois autour de l’exposition Trois à la Galerie Michel Guimond;
  • Chronique de Fanny Hénon-Lévy : regard sur l’exposition The Nine Eyes of Google Street View de Jon Rafman, à VU;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;

Sélection audio de la semaine (courtoisie de Simon Roy) : Type-Patch-Anomaly de Pablo Ribot, sur suRRism-Phonoethics.

Animation et recherche : Julie Gagné.


Télécharger l’émission.

Au menu de l’émission du 6 mars 2012

Ce mardi, 17h30 à 18h30, nouvelle édition de L’Aérospatial.

L’animatrice Julie Gagné rencontrera Emmanuel Galland, autour de son exposition De Lafontaine à Racine, en passant par Bossé et Talbot présentée à la VU. Aussi de passage, Josée Landry-Sirois, autour de l’exposition collective Trois, présentée à la Galerie Michel Guimont.

Côté chronique, Fanny Hénon-Lévy commente une exposition récente, Simon Roy viendra parler d’art audio et apporter sa suggestion de la semaine et Raymond Poirier offrira une revue de presse en arts visuels, cinq sujets en autant de minutes.

C’est un rendez-vous, ce mardi 6 mars, sur les ondes du 89,1 FM à Québec, ou en direct, sur le Web au www.ckrl.qc.ca.

Diane Landry, Josée Landry Sirois et Paryse Martin exposent en trio à la Galerie Michel Guimont

La Galerie Michel Guimont présente avec beaucoup d’enthousiasme, du 26 février au 25 mars, une importante exposition de groupe réunissant trois femmes artistes de Québec. Le résultat est un univers pictural et sculptural des plus audacieux mettant en valeur la connivence inattendue de trois démarches artistiques fortes et singulières. Il s’agit de Diane Landry, Josée Landry Sirois et Paryse Martin.

La galerie souhaite valoriser, dans le cadre du collectif, le travail de trois femmes artistes de Québec dont le travail est rarement présenté en galerie privée à Québec. Une première invitation auprès de la jeune artiste Josée Landry Sirois, déjà reconnue pour l’originalité de son travail, a fait cheminer le projet vers une exposition impliquant cette dernière et deux artistes seniors de son choix, hautement estimées.

Diane Landry réalise et présente pour la première fois des oeuvres photographiques issues de son travail en art médiatique. Un corpus remarquable de sensibilité qui multiplie l’énigme d’une présence atemporelle. Paryse Martin renouvelle le pari d’émouvoir et de surprendre avec des propositions sculpturales conjuguant les traits du baroque et de la réflexion décapante, tandis que Josée Landry Sirois offre en partage la finesse de ses dessins fugitifs et la poésie de ses joyeux bas‐reliefs utilisant tour à tour origami et artefacts.

Bref, voici une exposition remarquable pleine d’envoûtements, renvoyant le visiteur à la sensualité, la célébration et l’éclatement des genres.

Vernissage le dimanche 26 février, 14h à 17h.