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Podcast – L’Aérospatial, émission du 9 décembre 2014

Podcast de l’édition du 9 décembre 2014 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Patrick Dubé, responsable aux communications et à la distribution au Lieu, autour de l’encan 2014 organisé par le centre;
  • Entrevue avec Line Ouellet, directrice générale du Musée national des beaux-arts du Québec, à propos de récents dons et événements autour de Jean Paul Riopelle;
  • Chronique de Dominique Savoie: regard sur l’exposition Hors de l’ordinaire de Lou Lynn à MATERIA;
  • La revue de presse Arts visuels;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation : Raymond Poirier

Recherche : Julie Gagné

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Au menu de L’Aérospatial, émission du 9 décembre 2014

Ce mardi à L’Aérospatial

Julie Gagné rencontre la directrice générale du Musée national des beaux-arts du Québec, Line Ouellet, au sujet des récents ajouts à la collection Riopelle… Aussi de passage, le responsable des communications du Lieu, Patrick Dubé, pour nous parler de la seconde édition de leur encan annuel. En chronique: Dominique Savoie porte un regard sur l’exposition en cours à MATERIA, Raymond Poirier présente sa revue de presse hebdomadaire, et Simon Roy, sa sélection audio.

De 17h30 à 18h30 sur CKRL 89,1.

Podcast – Émission du 18 mars 2014

Podcast de l’émission du mardi 18 mars 2014.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Line Ouellet, directrice générale du Musée national des beaux-arts du Québec, au sujet de leurs quatre nouvelles expositions permanentes sur Pellan (Le Rêveur éveillé), Riopelle (Métamorphoses), Lemieux (De silence et d’espace) et Leduc (Peintre de lumière);
  • Entrevue avec la directrice de la Galerie des arts visuels de l’Université Laval, Lisanne Nadeau, au sujet du projet d’art public Frozen Blue de Nadia Myre et Karen Elaine Spencer;
  • Chronique de Gentiane Lafrance: un regard sur l’exposition collective en cours à la Galerie Lacerte;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy: l’album Sunset Boulevard de Studio Noir.

Animation et recherche: Julie Gagné.

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Au menu de l’émission du 18 mars 2014

Ce mardi à L’Aérospatial

Line Ouellet, directrice générale du Musée national des beaux-arts du Québec, au sujet de leurs quatre nouvelles expositions permanentes sur Pellan (Le Rêveur éveillé), Riopelle (Métamorphoses), Lemieux (De silence et d’espace) et Leduc (Peintre de lumière). Également de passage, la directrice de la Galerie des arts visuels de l’Université Laval, Lisanne Nadeau, au sujet du projet d’art public Frozen Blue de Nadia Myre et Karen Elaine Spencer.

En chronique: Gentiane Lafrance porte un regard sur l’exposition collective en cours à la Galerie Lacerte, Raymond Poirier offre sa revue de presse hebdomadaire et Simon Roy, sa sélection audio.

De 17h30 à 18h30 sur CKRL 89,1 FM.

Podcast – Émission du 4 février 2014

Podcast de l’émission du mardi 4 février 2014.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec la directrice générale du Musée national des beaux-arts du Québec, Line Ouellet, au sujet de l’oeuvre du peintre Fernand Leduc;
  • Entrevue avec Lydia Bouchard, conservatrice au Musée de la civilisation, pour présenter l’exposition Haïti, in extremis;
  • Chronique de Gentiane Lafrance: commentaires sur l’exposition Exploration picturale I d’Olivier Moisan-Dufour chez Morgan Bridge;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy: l’album  Caves de Paco Rossique.

Animation et recherche: Julie Gagné.

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« Cabinet d’images. L’oeuvre de l’art » au MNBAQ

Le Musée national des beaux-arts du Québec est particulièrement fier de déployer une sélection d’oeuvres de sa riche collection d’art contemporain et actuel pour l’exposition Cabinet d’images. L’oeuvre de l’art, présentée du 27 octobre 2011 au 29 avril 2012.

En art, un cabinet est un lieu où l’on dispose des oeuvres ou des objets de curiosité, un lieu qui attise la passion du savoir. L’exposition propose un accrochage très dense, à la manière des cabinets de curiosité de la Renaissance, pour multiplier les dialogues entre les oeuvres et pour permettre d’observer le phénomène de l’art se remettant en question : le « retour de l’art sur l’art », que l’on qualifie aussi de réflexivité. Depuis son apparition dans le romantisme allemand au XVIIIe siècle, cette notion a pris de nombreuses formes et a joué un rôle déterminant dans l’art, tant moderne qu’actuel. La réflexivité a, entre autres choses, contribué à rendre l’oeuvre d’art plus transparente en encourageant la divulgation d’un code ou d’un langage dont les règles sont exposées volontairement par les artistes.

À travers une sélection d’oeuvres, couvrant la période de 1967 à 2004, la commissaire invitée de l’exposition, Mme Marie-Josée Jean, directrice artistique de VOX, centre de l’image contemporaine à Montréal, a voulu croiser les démarches, les techniques, les regards de plus d’une vingtaine d’artistes de diverses générations, de Fernand Leduc à Michel de Broin en passant par Irene F. Whittome. « Elle démontre à sa manière combien l’oeuvre se renouvelle constamment en fonction du contexte où elle est présentée, ce qui la rend si vivante », de préciser Mme Line Ouellet, directrice générale du MNBAQ, dans la préface du catalogue consacrée à cette exposition unique en son genre.

La réflexivité critique

L’art n’a pas cessé de renvoyer à lui-même, de se réfléchir, de se critiquer à partir du moment où le procédé de la réflexivité s’est institué. Celui-ci a joué un rôle central dans la modernité artistique en devenant le point de départ d’une « autofondation » de la peinture abstraite, avec notamment la mise en oeuvre de formes et de couleurs sur un simple support en deux dimensions.

Ces positions, fondement de la recherche des formalistes russes, s’étendront au territoire américain dans les années 1950 en donnant lieu à une réflexivité qui ne concerne plus seulement la structure de l’oeuvre mais bien sa fonction. « Utiliser les méthodes spécifiques d’une discipline pour critiquer cette même discipline » est ce qui motivera l’entreprise autocritique de Clement Greenberg, pour qui le déploiement des caractéristiques formelles de l’oeuvre est sa seule finalité proprement artistique. Le critique américain énoncera une théorie de la réflexivité qui sera avant tout « anti-référentialiste » et selon laquelle toute forme de figuration est proscrite.

La réflexivité spéculaire

Si aux États-Unis, dans les années 1950, on était tout entier préoccupé par la recherche des traits irréductibles de la peinture, au Québec, les artistes étaient davantage en quête d’un automatisme « pur ». Le concept d’ « autocritique », tel que défini par les artistes automatistes, ne se rapportait pas tant aux positions de Greenberg qu’à un mouvement de l’esprit, sorte de retour sur soi, prenant en considération ses propres possibilités.

Ce mouvement intérieur s’est matérialisé par l’écriture automatique, qui offrait un accès privilégié à des manifestations de nature inconsciente tout en demeurant déterminée par une recherche plastique. Cette prépondérance de la subjectivité dans la réflexivité renvoie au processus spéculaire – au sens d’un « pur agir conscient de soi » – énoncé par les romantiques allemands et en particulier par le philosophe Johann Gottlieb Fichte, qui montre le premier comment une « intuition intellectuelle » peut se concevoir.

L’autoréférentialité

On pourrait aussi faire remonter le concept d’autoréférentialité aux romantiques allemands en ce que le terme désigne ce mouvement général de l’art vers son autonomie, tout système autonome ayant tendance à renvoyer à lui-même comme à ses propres origines.

C’est l’avènement de pratiques qui portent sur « l’art à propos de l’art ». Celles-ci deviennent relativement courantes à partir des années 1960 et se manifestent par le recours à des titres référentiels ou par des références plastiques explicites à d’autres artistes ou à d’autres oeuvres. La représentation d’oeuvres d’autres artistes sous forme de citation, d’appropriation ou d’hommage est également caractéristique de l’autoréférence. Ainsi, l’art tend peu à peu à revenir sur lui-même, à se développer en système clos plutôt que de décrire le monde réel. Il devient son propre objet de référence.

Le méta-art

Si l’autoréférence renvoie à une communication organisée où l’art est à la fois objet et sujet, le méta-art constitue plutôt un commentaire sur l’art et en particulier sur son système, en mettant en question la production artistique et les conventions qui la régissent.

Ce terme apparaît pour la première fois en 1973 dans un essai de l’artiste conceptuelle américaine Adrian Piper. Celle-ci tente alors de définir, voire d’encourager, une nouvelle fonction de l’artiste : il ne doit plus se cacher derrière l’ « opacité » de l’oeuvre, c’est-à-dire derrière ses caractéristiques essentiellement formelles, cela afin de rendre visibles ses intentions et surtout ses positions.

Le méta-art a pris des formes diverses depuis les années 1970 – de la critique des genres à la critique culturelle ou institutionnelle – et presque toujours il se présente comme un commentaire lucide sur sa propre pratique, allant parfois jusqu’à subvertir les procédés ou les positions de l’art. Dans le contexte québécois, le méta-art est peu pratiqué, si ce n’est, par exemple, lorsque l’artiste se représente ou observe le processus de sa propre production.

Line Ouellet, nouvelle directrice du Musée national des Beaux-Arts du Québec

Le conseil d’administration du Musée national des beaux-arts du Québec a entériné à l’unanimité la nomination officielle de Mme Line Ouellet à titre de directrice générale lors de sa séance du 12 septembre.

Mme Ouellet agissait déjà à titre de directrice générale par intérim depuis avril dernier. Son  expertise en muséologie, sa connaissance approfondie du Musée, son leadership mobilisateur, sa grande capacité de travail et sa vision en font la personne toute désignée pour ce poste. Elle a pour mandat de mettre en oeuvre une planification stratégique et de piloter l’agrandissement du complexe muséal, dont l’ouverture est prévue en 2014.

« Je suis heureux que Mme Ouellet mette son expertise à profit dans un poste de haut niveau en prenant la direction du Musée. Sa riche connaissance en muséologie, qu’elle a acquise au cours des vingt dernières années, et ses compétences indéniables en gestion sont un apport précieux. Je me réjouis de l’importante contribution qu’elle continuera d’apporter à l’institution, notamment pour assurer sa pérennité, mais aussi et surtout pour bâtir avec passion et engagement l’avenir de notre nouveau complexe muséal », précise le président du conseil d’administration du MNBAQ, M. Pierre Lassonde.

« Je tiens à remercier le conseil d’administration pour cette marque de confiance. Je prends les rênes du Musée national des beaux-arts du Québec à un moment tout à fait exceptionnel de son histoire, et c’est avec grand enthousiasme que je déploierai l’énergie nécessaire pour assurer la réalisation et le succès de ce nouveau complexe muséal qui croisera l’art, l’architecture et la nature », déclare Mme Line Ouellet, à la suite de sa nomination.