Posts Tagged ‘ L’Oeil de poisson ’

Podcast – L’Aérospatial, émission du 19 mai 2015

Podcast de l’édition du 19 mai 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Michael A. Robinson, au sujet de son exposition Black Period à L’Oeil de poisson;
  • Entrevue avec Alexis Bellavance, autour de Les Premiers à Regart;
  • Chronique de Gentiane Lafrance : commentaires sur l’exposition rétrospective de la carrière du sculpteur Don Darby, à la Maison Hamel-Bruneau;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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Podcast – L’Aérospatial, émission du 12 mai 2015

Podcast de l’édition du 12 mai 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Patrick Dubé, commissaire de l’exposition des finissants en Arts visuels et médiatiques de l’Université Laval;
  • Entrevue avec Camille Bernard-Gravel, autour de son exposition Éole à L’Oeil de poisson;
  • Chronique d’Annie Charland-Thibodeau : commentaires sur l’exposition de François Vincent chez Lacerte;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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Podcast – L’Aérospatial, émission du 31 mars 2015

Podcast de l’édition du 31 mars 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Christina Patry et Rosaly Boutin, finissante au programme Arts visuels du Cégep Lévis-Lauzon, et Amélie-Laurence Fortin, directrice artistique de Regart, autour de l’exposition Parcelles identitaires;
  • Entrevue avec Jonathan Villeneuve, au sujet de Après moi le déluge à L’Oeil de poisson;
  • Chroniques de Jean-Pierre Guay : regard sur l’implication de la Lunetterie du Faubourg dans le domaine de l’art actuel;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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Jonathan Villeneuve, Gabriel Morest et Badr El Hammami à L’Oeil de poisson

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Jonathan Villeneuve, Après le déluge

Jonathan Villeneuve nous présente une exposition intitulée Après moi le déluge. Non pas inspiré par les inondations de l’Œil de Poisson, mais par celles de la Bow River au sud de l’Alberta à l’été 2013, Villeneuve a réalisé Life Saver, un nouvel automate conçu à partir de deux instruments de musique rescapés in extremis des flots du National Music Centre et d’une embarcation. À celle-ci, Villeneuve adjoint une autre de ses créations : Sérénade, construite à partir d’un baril en métal, des restes d’une scie à ruban et de tuyaux de cuivre assemblés sur du gazon synthétique. Entonnant chacune l’air de chansons bien connues, ces deux machines convient le visiteur à une expérience poétique mémorable où contradictions et paradoxes révèlent la richesse de leurs discours et interprétations.

Jonathan Villeneuve créé des machines poétiques en assemblant des matériaux familiers desquels il préserve, le plus souvent, l’aspect original. Formant des paysages automates qu’il met en scène, ses œuvres fascinent par la familiarité de leurs matériaux et par la complexité de leurs dispositifs mis à nu. Le mouvement organique de l’assemblage insuffle à la fois vie et âme à ces mécanismes rigoureux où nature et technologie dialoguent. Devant ces machines ludiques, le spectateur est convié à vivre une expérience sensible et immersive.

Diplômé de l’École des arts visuel et médiatique de l’Université du Québec à Montréal en 2006, Jonathan Villeneuve a complété un MFA/Open Media à l’Université Concordia en 2009. Son travail a été présenté au Québec et au Canada notamment chez Oboro, à la Chambre Blanche, à la Grunt Gallery, au Festival de musique actuelle de Victoriaville et plus récemment à la Triennale d’arts et nouveaux médias au Musée national de Chine à Beijing. Il a également pris part à de nombreux projets collaboratifs en art numérique qui ont été présentés dans plusieurs festivals et événements en Europe.

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Gabriel Morest, La Butte de l’idolâtrie

L’installation La butte de l’idolâtrie réunit une série de sculptures se déployant en hauteur dans l’espace de la petite galerie. Assemblage de matériaux et d’objets hétéroclites, ces oeuvres au caractère anthropomorphique et à l’esthétique brute font cohabiter les références de cultures et d’époques multiples. Les archétypes du passé auxquels elles renvoient sont ici réinterprétés par divers référents contemporains afin de générer une réflexion sur la notion d’icône.

Les recherches conceptuelles de Gabriel Morest posent une réflexion sur la société et sur la perception de l’homme face à son histoire, ses icônes, sa violence, ses joies, ses peurs, ainsi que ses échecs et ses gains. Par des sculptures au rendu brut se réappropriant les schèmes visuels et historiques de la sculpture classique, Morest remet en doute la prestance et l’impact de l’objet d’art comme valeur historique et politique. Regroupées au sein d’installations, ses œuvres sculpturales forment des corpus à la fois puissants et évocateurs cherchant à provoquer une action critique du monde environnant.

Gabriel Morest a terminé un baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal en 2010. Au cours de ses études, il a pris part à un programme d’échange à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg en France. Il a entre autres remporté la bourse d’excellence en peinture de la Fondation McAbbie en 2009 et obtenu la mention du jury pour le prix Albert Dumouchel en 2010. Son travail a été présenté de façon individuelle à la Maison de la culture de Gatineau en 2011 et il a également pris part à plusieurs expositions collectives à Montréal, Rouyn-Noranda ainsi qu’à Sarcelles en France.

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Badr El Hammami, Mémoire #2

Variante de la photographie de classe, Mémoire #2 propose une illusion photographique lentement animée par la réflexion du soleil dans des miroirs tenus par un groupe d’enfants. Combiné à la lenteur du montage, ce procédé rudimentaire fait successivement apparaître et disparaître les protagonistes. Engendrant un questionnement sur les problèmes de la mémoire, cette vidéo fait également partie d’une intervention menée par l’artiste auprès de jeunes de l’École Moulay Rachid à Al Hoceima au Maroc.

Badr El Hammami expérimente de façon poétique le concept de frontière autour d’un ensemble d’installations, de textes, de photographies, de vidéos et de performances. Il remet en question cette notion arbitraire sans laquelle l’étranger ne serait pas. Son statut d’immigrant en France lui permet une lecture paradoxale des cartes et des territoires. Ceux-ci ne se présentent pas comme « des pays juxtaposés, ni des formes», mais plutôt comme «un réseau de lignes, une forme rhizomique qui connecte tous les territoires.»

Originaire du Maroc, Badr El Hammami est établi en France depuis 2001. Diplômé de l’École Régionale des Beaux-Arts de Valence en 2009, il a pris part à de nombreuses expositions individuelles et collectives présentées notamment en France, en Jordanie, en Russie ainsi que dans plusieurs pays d’Afrique. Ses œuvres ont été acquises par le Fonds départemental d’art contemporain Seine-Saint-Denis et le Musée National du Mali.

Du 27 mars au 26 avril 2015. Vernissage le 27 mars, 20h, précédé d’une rencontre avec les artistes à 19h30.

Joseph Kieffer, Annie Descôteaux et Sarah-Mace Dennis à L’Oeil de poisson

Jusqu’au 8 février 2015

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Joseph Kieffer, Circule / Jubile 

Suite à une résidence de création et production stimulante de trois mois, Joseph Kieffer nous présente Circule / Jubile. Frappé par la place prépondérante de l’automobile dans la Ville de Québec, l’artiste a élaboré une œuvre autour d’un sujet chaud : le trafic autoroutier. Sculptures ingénieuses, dessins spontanés et photos s’amalgament pour former une installation jouant de façon ludique avec les symboles et les signes de la route. Générant des images à la fois fortes et poétiques, ces œuvres questionnent la place de l’humain dans la cité.

À l’occasion de son projet, l’artiste a réalisé diverses actions furtives dans la ville conjointement avec sa partenaire Marie-Pan. Ensemble, ils ont développé une pratique collaborative où sculpture et danse se rencontrent pour favoriser un croisement entre les arts visuels et l’art vivant. Plusieurs performances seront réalisées lors du vernissage.

« Dans mes projets, je cherche à aller vers les gens, en rapprochant la sculpture des arts populaires. Je veux parler aux gens, et en les secouant un peu, leur dire que je les trouve beaux et drôles.»

Joseph Kieffer a grandi dans l’Est de la France, dans une famille d’artistes et un environnement propice: des forêts pleines de ruines à explorer, des animaux fabuleux à portée de main, des outils qui traînent. De son château d’enfance, il a notamment gardé un goût pour la construction, les objets sacrés, et tout ce qui vieillit bien. Après son baccalauréat, il a intégré l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg, qui lui en a fait voir de toutes les couleurs. Depuis, il a exposé à de nombreuses occasions son travail en France et au Québec. Puis, en 2008, avec quelques collègues, il fonde l’atelier d’artistes La Semencerie, un grand terrain de jeu dans une friche industrielle qu’il occupe encore aujourd’hui.

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Annie Descôteaux, Jeu d’échelles

À l’occasion de son exposition dans la petite galerie, Annie Descôteaux explore pour la première fois l’installation. Reprenant le langage visuel propre à son travail, Jeu d’échelles cherche à mettre en espace les objets retrouvés dans ses découpages. Ainsi, collages et assemblages se côtoient pour établir un dialogue entre l’objet réel et sa représentation. D’ordinaire minimalistes, les œuvres de Descôteaux se déploient ici dans un espace surchargé pour créer un univers incongru et particulièrement humoristique. De l’absurdité de ses amalgames naissent de petits récits donnant sens à ses compositions pour le moins inusitées.

À partir de cartons colorés qu’elle découpe, Annie Descôteaux crée des compositions en aplat où des objets familiers de tout acabit sont disposés dans un contexte épuré. À la fois séduisantes et intrigantes, les images issues de ce procédé révèlent un monde artificiel lui permettant, du même coup, de questionner celui dans lequel elle vit. Comme elle le souligne à juste titre : « Dans un monde ou l’obsolescence est programmée, les objets se cassent, se défilent et nous jouent des tours…»

Originaire de Québec, Annie Descôteaux vit et travaille à Montréal. Titulaire d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia, elle a présenté son travail à Axenéo7 (2012). De plus, elle a pris part à de nombreux évènements collectifs dont Stations, People, Eat, Drink (2014) de la Parisian Laundry, Champs amical (2014) à Occurrence et Comestibles (2011) à l’Atelier Mommen à Bruxelles. Ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections privées et publiques au Québec ainsi qu’à l’étranger.

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Sarah-Mace Dennis, Swallow (Prelude)

Inspirée d’une expérience personnelle, Swallow (Prelude) est l’un des quatre éléments d’une installation vidéo du même nom. Abordant plus largement les thèmes de la conscience, de la subjectivité et du positionnement spirituel de l’individu dans le monde, l’œuvre explore les conséquences philosophiques, éthiques et religieuses du réveil à la suite d’un accident neurologique grave.

Par sa pratique multidisciplinaire, Sarah-Mace Dennis explore l’impact de la conscience – personnelle ou collective – sur la construction de la subjectivité et sur notre compréhension du temps, de l’espace et de la place que nous y occupons. Ses vidéos sont intimement liées à des histoires personnelles, fictives où à des événements culturels. Défiant notre conception linéaire et déterminée du temps, Dennis emprunte aux différentes techniques de l’image – de la photographie aux médias – afin de rendre perceptibles les énergies invisibles à l’œil.

Sarah-Mace Dennis est une artiste interdisciplinaire et une cinéaste vivant à Londres. Son approche distinctive de l’image en mouvement lui a permis d’obtenir des contrats pour le Queensland Multicultural Centre, the State Library of Queensland, Metricon Stadium et le Waltman Forest Council. Dennis a également écrit, réalisé et édité des courts métrages, des vidéoclips ainsi que des publicités. Ses œuvres expérimentales ont été présentées dans plusieurs festivals de films internationaux et expositions dont Transart Festival, (Berlin, 2013), The International Film Festival de Detmold (2010 et 2011), World Dance Alliance (New York, 2010) et the Next Wave Festival (Melbourne, 2010).

Podcast – L’Aérospatial, émission du 16 décembre 2014

Podcast de l’édition du 16 décembre 2014 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Dan Brault au sujet de sa participation au concours « 100 Painters of Tomorrow »;
  • Entrevue avec Fanny Mesnard et Véronique Isabelle, question d’effectuer un retour sursur le projet de résidence « Do Norte ao Norte »;
  • Chronique de Audrey Careau: présentation de la Table de Noël de l’Oeil de poisson;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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Rencontre avec Mirimari Väyrynen à L’Oeil de poisson

Du 4 août au 1er décembre 2014, la coopérative Méduse a eu le plaisir d’accueillir en résidence de recherche et de création l’artiste finlandaise Mirimari Väyrynen Durant son séjour, l’artiste a bénéficié de l’appui de l’Oeil de poisson, centre d’artistes dédié aux pratiques multidisciplinaires.

Pour marquer la fin de sa résidence, l’artiste propose au public de Québec de découvrir son travail lors d’une rencontre à l’Oeil de poisson. Cet événement informel sera l’occasion de se familiariser avec sa pratique artistique et de découvrir les oeuvres réalisées au cours de son passage à Méduse.

Ouverte à tous, cette présentation se tiendra le 12 décembre à compter de 18h. L’entrée est libre.

Originaire de Helsinki, l’artiste pratique la peinture et l’installation en concentrant ses recherches les plus récentes autour de la question du paysage. Interrogeant le rapport que l’être humain entretient avec la nature, l’artiste explore les dimensions sociale, culturelle et politique du paysage ainsi que les représentations qui en découlent. Durant son séjour à Québec, l’artiste a réalisé l’installation Changes In Reality, Denying Stays Unreal abordant les thèmes des changements et connections entre la nature et la culture.