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Lauréats 2014 des prix Videre en Arts visuels

Manif d’art et ses commanditaires ont décerné les Prix Videre en arts visuels hier soir au Musée de la civilisation. Ces récompenses, remises dans le cadre de la cérémonie des Prix d’excellence des arts et de la culture, soulignent le talent des créateurs de la région de Québec à différents stades de leur carrière.

Prix Videre Relève en arts visuels

260f2cc4-ae04-45da-a739-a0ff0b8a1627La lauréate est Geneviève Gasse pour son exposition Bureau de recherche présentée du 17 octobre au 15 novembre 2013 à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval. Pour son projet, l’artiste a su retourner le lieu d’exposition, sans en changer la configuration. Entre installation, exposition, manœuvre et stratégie d’occupation des lieux, selon la volonté de l’artiste, l’intervention transformait la galerie en espace de vie et de recherche, évoluant au gré des tâches à accomplir. Tentative de domestiquer l’espace neutre du lieu, l’expérience réussissait tout de même, avec brio, à rendre la visite inhabituelle.

Ce prix est accordé à un ou une artiste de la scène émergente cumulant moins de sept années de pratique, dont la récente production s’est démarquée de l’ensemble de la programmation artistique de la saison 2013-2014, dans la région de Québec. C’est Alain Rochon, doyen de la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design de l’Université Laval, qui a remis le prix.

Prix Videre Création en arts visuels

5fba9695-1aa3-4802-b93e-1fda82caf41eLa lauréate est Paryse Martin pour son exposition Histoires lacrymogènes présentée du 6 septembre au 6 octobre 2013 dans la Grande galerie à l’Œil de Poisson. Après une exposition personnelle remarquée en 2013 au Centre d’exposition Circa à Montréal, Paryse Martin reprenait de manière étincelante les ficelles des ondulations baroques qui caractérisent sa production depuis quelques années et leur donnait un nouvel envol. Pour ce retour en force dans une galerie de Québec, avec ses Histoires lacrymogènes, l’artiste donnait vie à ses personnages dans un tourbillon narratif enlevant. En mode installatif, et jusqu’aux moindres détails d’un dessin aux embranchements infinis, l’artiste ouvrait avec grand effet les portes d’un univers fascinant.

Ce prix est remis à un ou une artiste cumulant sept années de pratique et plus, dont la récente production s’est démarquée de l’ensemble de la programmation artistique de la saison 2013-2014, dans la région de Québec. Le prix a été remis par Carole Verreault, directrice, Services aux entreprises collectives et aux particuliers de la Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec.
Prix Videre Reconnaissance en arts visuels

e0653147-afba-4ff8-a833-bb498e51e09bLa rétrospective des œuvres de Jocelyn Gasse en 2013 à la Maison Hamel-Bruneau a démontré avec vigueur la profondeur de l’engagement artistique du créateur. Ainsi, le riche parcours de ce dernier a été mis en lumière et une ferveur des plus actuelles dans la pratique de la peinture a été dévoilée, confirmant que sa création est loin d’être asséchée. En raison de cette constante recherche, d’une carrière également consacrée à l’enseignement collégial, ce prix revient cette année à Jocelyn Gasse.

Cette distinction est attribuée à un ou une artiste cumulant plus de 20 années de pratique, qui s’est distingué(e) par l’excellence, l’originalité et la qualité remarquable de ses œuvres; il couronne la carrière d’un ou d’une artiste d’ici. C’est le président de Manif d’art, Me Louis Masson, qui a remis le prix au lauréat.

Le MNBAQ s’expose au Théâtre La Bordée

Le MNBAQ est fier de collaborer pour la toute première fois avec le Théâtre de la Bordée et de présenter des œuvres de sa collection Prêt d’œuvres d’art (CPOA) dans les aires publiques du théâtre de la rue Saint-Joseph, afin de souligner de façon toute spéciale la présentation de la pièce culte Les fées ont soif, du 16 septembre au 11 octobre prochain.

En 1978, la pièce Les fées ont soif de Denise Boucher, a provoqué des réactions extrêmes au sein de la droite catholique, qui la jugeait blasphématoire. Cette prise de parole résolument féministe dénonçait la place réservée aux femmes dans la société ainsi que les archétypes auxquels on les confinait. Les spectateurs pourront se demander, si en 2014, les fées ont encore soif?

Le travail de trois artistes représentés au MNBAQ s’est vite imposé: Dentier de crocrodile de Paryse Martin, Body Politic, de François Morelli et Tulipes de Julie Pelletier. « À l’instar des trois fées de Denise Boucher, ces trois oeuvres évoquent avec force le désir des femmes de se libérer des carcans de la société contemporaine et de reprendre leurs droits sur leur corps. Ces oeuvres revendicatrices provoquent et dérangent encore aujourd’hui. Le MNBAQ est fier de les présenter au public de La Bordée afin de l’abreuver d’oeuvres aussi puissantes que cette pièce phare de la dramaturgie québécoise », disait Maude Lévesque, responsable de la CPOA au MNBAQ.

La fève géante au cinq pois de chaire rappelant des mamelons féminins gorgés de désir de Martin, la gueule béante aux dents d’acier rappelant les corsets oppressants des siècles dernier de Morelli ainsi que les tulipes de Pelletier, évoquant le système reproducteur des femmes, risquent de faire jaser… autant que Les fées ont soif!

Podcast – Émission du 10 septembre 2013

Podcast de l’émission du mardi 10 septembre 2013.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Eve-Lyne Beaudry, conservatrice de l’art contemporain au Musée national des beaux-arts du Québec, autour de Pellan, le grand atelier;
  • Entrevue avec Paryse Martin, autour de son exposition Histoires lacrymogènes à L’Oeil de poisson;
  • Chronique de Jean-Pierre Guay: commentaires sur le parcours audio L’Oreille (é)tendue de Catherine Béchard et Sabin Hudon, présenté par AVATAR;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy: Best Scene Routine de Deef.

Animation et recherche : Julie Gagné

Télécharger l’émission.

Au menu de l’émission du 10 septembre 2013

Ce mardi 10 septembre, rentrée automnale pour L’Aérospatial!

L’animatrice Julie Gagné reprendra la barre de l’émission et vous proposera deux rencontres: l’une avec la conservatrice de l’art contemporain au Musée national des beaux-arts, Eve-Lyne Beaudry, question de discuter de Pellan, le grand atelier; l’autre avec l’artiste Paryse Martin, autour de son exposition Histoires lacrymogènes à L’Oeil de poisson.

En chronique, Jean-Pierre Guay sera de passage pour commenter le parcours audio L’Oreille (é)tendue de Catherine Béchard et Sabin Hudon, présenté par AVATAR, Raymond Poirier proposera sa revue de presse Arts visuels, et Simon Roy, sa sélection audio de la semaine.

De 17h30 à 18h30, sur CKRL 89,1 FM.

Carte-blanche pour Paryse Martin à L’Oeil de poisson

Pour la première exposition de la saison, l’Œil de Poisson invite un artiste établi à revenir dans sa communauté, afin de souligner l’importance de sa pratique et donner un solide coup d’envoi à la programmation du centre. Grande figure de la rentrée, Paryse Martin s’est consacrée depuis plusieurs mois à la création d’un projet installatif inédit, spécialement pensé pour la Grande galerie.

Développant son approche d’exposition autour des contes ou des récits pouvant nous faire passer des rires aux pleurs, de la peur au comique, Paryse Martin peuple ses univers merveilleux et fantastiques de ses personnages d’invention. Ici, de nombreuses pièces sculpturales se dressent majestueusement dans un système ouvert, dont l’interprétation se veut polysémique. Ses «histoires lacrymogènes» font dialoguer des bêtes étranges mêlant les «bons» et les «méchants» de nos histoires d’enfant dont l’étrange beauté ne peut que réveiller l’imaginaire. La narration qui s’installe entre les protagonistes est floue, dans l’attente d’une interprétation du visiteur. Paryse Martin propose à la fois une troublante désillusion des contes pour adulte et sa patiente reconstruction.

Comme elle disposait de nos espaces à sa guise, Paryse Martin a choisi de mettre de l’avant la pratique de Josée Landry Sirois, dans la Petite galerie, ainsi que celle de Steven Girard et de Julie Gagnon, un duo de la relève, qui occupe l’Entrée vidéo.

La carrière de Paryse Martin s’allonge maintenant sur plus de 25 ans et est ponctuée de plus de 15 expositions personnelles et de plus d’une quarantaine d’expositions de groupe. Elle a notamment exposé au Musée national des beaux-arts de Québec, au Musée du Bas-Saint-Laurent, au Banff Centre et à la galerie de l’UQAM. Ses œuvres font partie des collections de la Banque Nationale du Canada, de la Bibliothèque nationale du Canada, de la Banque d’œuvres du Canada, de la collection Prêts d’œuvres d’art et de la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec. Elle a également réalisé un nombre appréciable d’œuvres d’art public au Québec.

Josée Landry-Sirois

C’est avec excitation que Josée Landry Sirois a accepté l’invitation de Paryse Martin pour la rentrée, présentant son tout nouveau corpus dans la Petite galerie de l’Œil de Poisson. Ce projet d’exposition «carte blanche» l’a menée à explorer de nouvelles créations in situ, dessins, photographies et collages grands formats dont certains seront réalisés directement au mur.

Depuis son enfance, l’artiste collectionne des traces du temps passé: papiers de bonbons, gommes mâchées, allumettes craquées, mèches de cheveux d’amis proches, etc. Ces accumulations de souvenirs deviennent parfois oeuvres d’art, couplant sa pratique artistique à sa vie personnelle. La trace, le reliquat, le souvenir et la finitude sont des thèmes récurrents chez Josée Landry Sirois. Abordés de manière très personnelle, ces questionnements ont une résonnance universelle. De ces thèmes surgissent un immense vide, une désillusion, voire un testament.

Malgré ce désenchantement palpable, l’accumulation maniaque de petits objets et de bouts de papier signifiants, émanent une multitude de signes de vie et une résistance acharnée à la mort ; comme autant d’empreintes que le temps n’arrive pas à effacer. Fidèle à son habitude, l’artiste s’approprie l’espace, l’investissant au maximum de symboles percutants, dont la résonnance est ici particulièrement forte et poignante.

Josée Landry Sirois, détentrice d’un baccalauréat en arts plastiques et d’un certificat de deuxième cycle en édition de livres d’artistes, de l’Université Laval, vit et travaille à Québec. On a pu voir son travail à la Manif d’art 3, au Symposium international d’art contemporain de Baie-St-Paul, à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval, au Musée Régional de Rimouski et aux Maisons de la culture Frontenac et Mont-Royal à Montréal. Lauréate d’un concours international, elle a présenté une exposition solo à la Peak Gallery de Toronto. Son travail fait partie de plusieurs collections privées et publiques (BMO, Desjardins, collection Prêt d’œuvres d’art du MNBAQ, Ville de Québec).

Steven Girard et Julie Gagnon

Invités par Paryse Martin à occuper l’Entrée vidéo, les artistes de la relève Steven Girard et Julie Gagnon présentent à l’Œil de Poisson leur première exposition en duo. Bien qu’ayant des pratiques distinctes, les artistes ont des sensibilités et une poésie qui se recoupent. De cette rencontre a émergé une critique de l’espace urbain, questionnant la trace du citadin dans la ville.

Des interventions crayonnées directement au mur se superposent à des projections «low tech», composant un paysage urbain architecturé et fragmenté. Selon l’intensité de la lumière du jour, l’image projetée complète les lignes au mur, lui ajoutant une couche de sens. Cette composition, créée par l’accumulation de fines couches de graphite, de pastel et d’ombre, intègre le spectateur dans son mouvement. À travers un dispositif de projection issu de la technologie pauvre et de la mouvance du Do It Yourself, le regardeur est appelé à intervenir physiquement à même l’image. Celui-ci en brouille ainsi partiellement le sens. D’abord séduisants, des symboles de la pollution visuelle omniprésente en ville – mégots de cigarette, panneaux routiers, fumée, déchets – se chevauchent délicatement, laissant ensuite place à une critique sociale du vivre ensemble.

Actuellement au baccalauréat en Arts Visuels à l’Université Laval, Julie Gagnon travaille sur la représentation poétique du milieu urbain tandis que Steven Girard assoit son propos autour des concepts de déconstruction et de remise en question des savoirs universels. Les deux artistes ont collaboré dans un premier temps pour la présentation de performances. Ils ont aussi contribué au projet de marche sonore géolocalisée Cité Audio en collaboration avec le MNBAQ et réalisé un projet contextuel d’appel à la révolution Do It Yourself. Ce dernier était constitué de plusieurs interventions ponctuelles dans les rues du centre-ville de Québec. Ils ont également fondé l’exposition Off Banc d’Essai de pair avec des collègues de l’Université Laval.

Du 6 septembre au 6 octobre 2013. Vernissage le vendredi 6 septembre, 20h.

Une exposition OFF Manif chez Michel Guimont

En parallèle à la Manifestation internationale d’art de Québec, la Galerie Michel Guimont présente Expo OFF‐MANIF, une sélection d’oeuvres des artistes en art actuel qu’elle représente.

On peut y voir les artistes suivants :

  • Diane Landry, artiste multi disciplinaire, mondialement connue y présente l’installation Mandala Perrier de la série Le déclin bleu; le rendez‐vous du mouvement et de la lumière supporté par l’interrogation d’une pensée écologique. Par ailleurs, des installations de Diane Landry sont présentées dans le cadre de la Manif au Musée de l’Amérique Française.
  • Paryse Martin reconnue pour ses oeuvres à caractère baroque nous présente sa sculpture magistrale « l’univers chiffonné » extrait de son corpus Manoeuvres exquises qui alimentent notre réflexion sur l’espace et sur le monde dans lequel nous vivons.
  • Le réputé photographe Michael Flomen qui allie abstraction et intérêt pour la nature nous invite à pénétrer dans Being une scène nocturne éclairée par des lucioles en mouvement au‐dessus d’un étang où la vie explose.
  • Le peintre Martin Golland nous entraîne dans ses univers qui se jouent des éléments architecturaux suggérés, pour créer une oeuvre abstraite.
  • Mélanie Authier nous fait assister à un débordement de formes hautes en couleurs créant des environnements improbables.

L’Expo OFF‐MANIF nous permet aussi de voir des oeuvres de Michael Smith, Josée Landry Sirois, Victoria
Stusiak, Donigan Cumming, Peter Hoffer, Danielle April, Carol Bernier, Pascal Caputo, Harold Klunder,
Dominique Goupil.

Présentée jusqu’au 31 mai à la Galerie Michel Guimont, située au 273 rue Saint‐Paul

Diane Landry, Josée Landry Sirois et Paryse Martin exposent en trio à la Galerie Michel Guimont

La Galerie Michel Guimont présente avec beaucoup d’enthousiasme, du 26 février au 25 mars, une importante exposition de groupe réunissant trois femmes artistes de Québec. Le résultat est un univers pictural et sculptural des plus audacieux mettant en valeur la connivence inattendue de trois démarches artistiques fortes et singulières. Il s’agit de Diane Landry, Josée Landry Sirois et Paryse Martin.

La galerie souhaite valoriser, dans le cadre du collectif, le travail de trois femmes artistes de Québec dont le travail est rarement présenté en galerie privée à Québec. Une première invitation auprès de la jeune artiste Josée Landry Sirois, déjà reconnue pour l’originalité de son travail, a fait cheminer le projet vers une exposition impliquant cette dernière et deux artistes seniors de son choix, hautement estimées.

Diane Landry réalise et présente pour la première fois des oeuvres photographiques issues de son travail en art médiatique. Un corpus remarquable de sensibilité qui multiplie l’énigme d’une présence atemporelle. Paryse Martin renouvelle le pari d’émouvoir et de surprendre avec des propositions sculpturales conjuguant les traits du baroque et de la réflexion décapante, tandis que Josée Landry Sirois offre en partage la finesse de ses dessins fugitifs et la poésie de ses joyeux bas‐reliefs utilisant tour à tour origami et artefacts.

Bref, voici une exposition remarquable pleine d’envoûtements, renvoyant le visiteur à la sensualité, la célébration et l’éclatement des genres.

Vernissage le dimanche 26 février, 14h à 17h.