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Podcast – L’Aérospatial, émission du 28 avril 2015

Podcast de l’édition du 28 avril 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Paul Béliveau autour de son exposition conjointe avec Antoine Lortie-Laporte à la Galerie Louise-Carrier;
  • Entrevue avec Jeanne Couture, au sujet de son exposition Le Bel ouvrage au Cercle;
  • Chronique de Gentiane LaFrance : commentaires sur les expositions de Jacinthe Robillard et Steven Beckly en cours à VU;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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Jacinthe Robillard et Steven Beckly à VU

Les deux nouvelles expositions de VU proposent une réflexion sur les relations humaines et leur représentation. Que ce soit par le regard de Jacinthe Robillard sur ses proches et ses connaissances, ou la manière dont Steven Beckly présente les relations apparaissant sur des photos trouvées, les deux artistes interrogent la façon dont la photographie peut interférer dans l’illustration des liens qui nous unissent.

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L’étendue de mes connaissances, Jacinthe Robillard

Au fil d’un agenda de rencontres individuelles, Jacinthe Robillard accueille ses proches et ses connaissances avec une tâche à réaliser dont l’objectif est de faire d’eux des portraits empreints d’authenticité. Dans un environnement neutre, chaque participant se retrouve devant un tableau d’instructions à suivre afin de réaliser la grue, la figure d’origami la plus répandue mais aussi une des plus difficiles. Prétexte pour les amener à se concentrer et ainsi en venir à oublier la présence de la caméra, l’activité fait également ressortir certains traits de leur personnalité : détermination, patience, doute, minutie. Les portraits photo et vidéo qui en résultent démontrent aussi l’attention même de l’artiste envers les gens qui l’entourent, et ses tentatives de mieux les observer pour mieux les comprendre.

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The Force of What Lives Us Outliving the Mountain, Steven Beckly

Travaillant à partir de photographies anciennes dans lesquelles les relations apparaissent ambiguës, Steven Beckly interroge les normes culturelles qui entourent l’intimité et la proximité. Des images présentent des couples de même sexe posant pour la photo, situation qui amène les individus à se rapprocher, à s’étreindre ou à se tenir la main. Sont-ils frères, sœurs, cousins, amis, amoureux? Pour le savoir, il faudrait avoir accès à leur histoire. Par une série d’œuvres qui décortiquent l’anatomie des photographies et en isolent les éléments – images photographiques, textes manuscrits aux versos, cadres ornés –, l’artiste brouille les pistes qui permettraient de connaître la nature de la relation unissant les personnes représentées. Il ne reste alors que les indices de liens qui ont traversé le temps par la photographie.

Du 25 avril au 24 mai 2015 à VU. Vernissage le vendredi 24 avril 2015, 17h

Podcast – L’Aérospatial, émission du 24 mars 2015

Podcast de l’édition du 24 mars 2015 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Charles Fleury, au sujet de son exposition Apparitions futuristes à VU;
  • Chroniques de Gentiane La France et Audrey Careau: regards sur des parutions récentes (ouvrages ou magazines) de la sphère des Arts visuels;
  • La revue de presse Arts visuels;
  • La sélection audio de Simon Roy.

Animation et recherche : Julie Gagné

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Nouvelle parution pour VU: « Mégantic » de Benoit Aquin

Megantic:Layout 1Mégantic est une parution qui inaugure la nouvelle série de livres photographiques publiés par VU, centre de diffusion et de production de la photographie.

L’accident ferroviaire de Lac-Mégantic a incité le photographe montréalais Benoit Aquin à parcourir les lieux bordant le périmètre érigé aux pourtours du centre-ville, détruit par les multiples explosions de wagons remplis de pétrole brut. Mégantic présente une série de photographies qui constatent des blessures et relatent des événements vécus depuis le déraillement survenu dans la nuit du 6 juillet 2013 – des premiers dommages matériels aux efforts de nettoyage et de reconstruction, des deuils innommables jusqu’aux soulèvements populaires. Aquin prête ses images à la mobilisation des citoyens aux prises avec une situation dont les résolutions apparaissent encore loin dans l’horizon.

Au terme de la série de photographies, la parole est donnée à la Méganticoise Marilaine Savard, voix citoyenne qui témoigne des questions, des doutes, des frustrations et des espoirs qui subsistent après le désastre.

L’artiste

Concevant la photographie comme un outil d’intervention sociale, le photographe montréalais Benoit Aquin documente par l’image les grandes problématiques humanitaires et écologiques de notre époque. Ce photographe engagé a été récompensé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec en 2006 et s’est mérité le prestigieux Prix Pictet en 2008 pour sa série Le Dust Bowl chinois. Son travail figure entre autres dans les collections du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada et des Archives nationales du Canada.

Mégantic est disponible en librairie.

Vincent Lafrance et Gabriel Coutu-Dumont à VU jusqu’au 8 février

La saison hivernale s’ouvre sur deux univers qui émergent des tréfonds de la nuit. Les paysages nocturnes de Vincent Lafrance découlent d’un désir de photographier la presque imperceptibilité des formes et des êtres qui vivent dans l’obscurité. Gabriel Coutu-Dumont rassemble quant à lui des portraits de noctambules inconnus, extraits de la vie qui anime la rue Sauchiehall de Glasgow la nuit.

D’autres mensonges, Vincent Lafrance (Montréal)

369eceac-797a-4112-a003-66cf70290bc1Il y a des mensonges plus graves que celui de faire des images qui ne sont pas le reflet exact de la réalité. Photographier la nuit, cʼest capter des espaces allongés par le temps. Les images de Vincent Lafrance ne peuvent ainsi appartenir quʼà la photographie : elles résultent de la patience de la caméra à percevoir les zones de clarté qui dessinent des formes dans la noirceur. Les paysages se sont vus transformés au fil de lʼaccumulation de couches dʼinformations prélevées par lʼexposition longue; tant le mouvement que lʼimmobilité y sont enregistrés, donnant presque une substance au temps qui passe. Malgré leur timidité, les lumières de la nuit émanent juste assez pour faire danser les ombres des arbres et se mêler au courant de lʼeau sur les rivières.

The Way of the Willows, Gabriel Coutu-Dumont (Montréal)

472208f8-a770-4b7f-86b2-60edda8aeb79C’est du théâtre nocturne de la rue Sauchiehall de Glasgow – l’« allée des saules » qui a prêté son nom à l’exposition – que furent momentanément retranchés nombre de ses passants inconnus. Invités à faire une pause dans leurs activités, ils ont été accueillis dans le studio de photographie temporaire de Gabriel Coutu-Dumont, le temps qu’on capte d’eux un portrait en buste classique sur fond noir, composition inspirée des tableaux clairs-obscurs des maîtres anciens hollandais. Rassemblés en une galerie de portraits rappelant quant à elle les renommés Salons de peinture, les tableaux photographiques font ressortir les caractéristiques de chaque sujet, ennoblissant tant les individus à l’apparence sobre et timide que ceux parés d’habits et de coiffures excentriques.

Jusqu’au 8 février 2015, à VU.

Podcast – L’Aérospatial, émission du 18 novembre 2014

Podcast de l’édition du 18 novembre 2014 de L’Aérospatial.

Au menu pour cette semaine :

  • Entrevue avec Devil Dandy, pour son exposition Influences à la Galerie Off;
  • Entrevue avec Caroline Gagné, concernant l’exposition de Pierre Bourgeault intitulée Tremblements du temps 83 40 N 30 41 O et 47 12 N 70 16 O à VU;
  • Chronique de Gentiane La France :un regard sur l’exposition de Bill Vincent, Enracinements, à la Maison Hamel-Bruneau;
  • La revue de presse Arts visuels de Raymond Poirier.

Animation et recherche: Jean-Pierre Guay.

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Pierre Bourgault et Fiona Annis à VU

Pour clore sa programmation d’automne, VU présente deux expositions qui font usage de repères géographiques. Pierre Bourgault se questionne sur les raisons qui poussent les artistes à produire de nouveaux outils topographiques, et les œuvres de Fiona Annis font référence à d’anciennes méthodes de navigation se fiant sur des corps célestes.

Tremblement du temps: 83 40 N 30 41 O 47 12 N 70 16 O de Pierre Bourgault

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Les coordonnées géographiques se comptent en degrés, d’abord, puis en minutes et en secondes. Entre deux points, la distance est tant spatiale que temporelle. Il est possible de tracer une ligne bien droite entre les deux, mais le voyageur sait bien que rien n’est aussi droit, et que la ligne se mettra à trembler tôt ou tard. Pierre Bourgault transforme des représentations géographiques communes en des formes artistiques abstraites, et suggère une réflexion sur nos rapports changeants à la cartographie et à la photographie.

Mesures célestes de Fiona Annis

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« Devant l’absence de point de référence, comment se situer? Quels sont les moyens de se familiariser avec l’espace? » : les questions posées par Fiona Annis ne visent pas à l’obtention d’une solution ou d’une méthode concrète, mais appellent à une contemplation de l’obscurité. Dans ses œuvres, les technologies anciennes de la photographie et de la navigation se rencontrent, évoquant les souvenirs d’un voyage imaginé ou rêvé. Il en reste des détails presque imperceptibles – des résidus du temps, des matières et de la lumière.

Jusqu’au 14 décembre à VU.